Wonder Boy in the monster world

 Wonder Boy in the monster world

Bien après avoir réalisé ma bannière Facebook, je me suis remise dans le rétrogaming avec ce jeu, Kid Chameleon et d’autres (sauf Ecco, je l’ai sur 3DS et de toute façon, il me fait beaucoup trop chier rager). Cependant, bien que ça ne me surprenne pas spécialement, j’ai remarqué que très peu d’entre vous comprenaient tous les clins d’œil qui figurent dessus, et je me suis dit qu’en plus de vous faire connaitre Wonder Boy in the Monster World, ça vous permettrait aussi d’en savoir un peu plus sur ma bannière. Du coup, attendez-vous à voir la catégorie des vieux jeux se remplir petit à petit, certains ayant un rapport direct avec ma bannière Facebook. Bon, par contre, malgré tout mon amour tordu pour Pedobear, je ne compte pas faire un article dessus puisque vous trouverez bien mieux en suivant mes déboires avec les nouveaux parents sur les réseaux sociaux puis de marraine 2.0.

L’histoire

On incarne Fly* Shion (oui, les traducteurs n’ont pas réfléchi au sens ou jeu de mot douteux que l’on pourrait faire), un jeune homme bien décidé à sauver de la damoiselle en détresse (et tant qu’à faire le monde, vu que la reconnaissance d’une princesse ne suffit pas à calmer son égo).

megafucks

Je crois qu’on leur doit aussi ça.

Comme dans tout bon RPG qui se respecte, l’aventure débute dans la maison du héros, avec un dialogue nous expliquant la situation. Le monde de Shion est envahi de monstres (mignons pour certains) et pire, la princesse Shiela a été kidnappée. Non, je n’invente rien, elle aussi a hérité d’un nom merdique.

On remarque d’entrée de jeu qu’en plus d’avoir un nom à chier, Shion vit dans la plus grande pauvreté, sa maison (une pièce) contenant à peine un lit et une cheminée. Remarque, c’est aussi le cas de Red qui laisse sa mère dormir dans la cuisine (Pokémon). Ce genre de détails, superflus je vous l’accorde, me feront toujours sourire

Toujours est-il que, et contrairement à beaucoup d’autres RPG, la cruche blonde est bien celle que l’on sauve en premier. Quasiment tout le jeu consiste à sauver différents peuples dans le but de récupérer les morceaux d’une armure identique à celle que portait un héros légendaire et botter le cul du grand méchant de l’histoire.

Il arrivera qu’un compagnon aussi inutile que mignon fasse un bout de chemin au coté du héros. Le premier à lui venir en aide est une fée, Priscilla, dont la particularité est de tapoter ou masser avec sa baguette les mobs aux alentours, en plus de faire apparaitre de nulle part des demi-cœurs de manière totalement aléatoire. Toutefois, ne vous attendez pas à ce qu’elle vous suive lorsque vous affronterez Alsedo, le roi des champignons qui terrorise le village de Priscilla.

Wonder Boy in the monster world

Un cousin de Toad.

Plus tard dans l’aventure se succéderont un nain (capable de déterrer de l’or) et un dragon que je rêverais d’éduquer en vrai (comme Daenerys quoi) (laissez-moi fantasmer en paix s’il vous plait).

Gameplay

Wonder Boy in the monster world est un RPG en 2D classique, mais efficace, avec une interface du menu plutôt bien pensée. Deux raccourcis permettent d’utiliser des potions (bien qu’elles puissent être automatiquement consommées suite à un coup fatal, mais c’est aléatoire donc faites pas les fous non plus) et des sorts. Oui, bien que Shion soit un guerrier malgré son look prépubère, il n’en reste pas moins capable de lancer des sorts entre deux coups d’épée.

dark willow

Bon, ok, peut être pas dans ce genre.

Outre le classique feu, foudre ou sol (choc), notre apprenti héro peut se téléporter au dernier point de sauvegarde, soit la dernière auberge où il aura passé la nuit. Ces sorts sont accessibles en trouvant les coffres renfermant un cœur ou une nouvelle attaque magique.

Concernant l’expérience acquise, il n’y en a pas. Ce sont les équipements (épées, lances, boucliers, armures) et les sortilèges qui permettent ou non de s’en sortir. Les techniques pour attaquer restent les mêmes tout au long du jeu, et il faudra amasser l’or laissé par les mobs pour ensuite le dépenser dans la première boutique trouvée (un peu comme dans la vie réelle en gros).

Graphisme

Comme je l’ai dit, Wonder Boy in the monster world est un RPG en 2D (comme un certain Bravely Default), et malgré ses plus de 20 ans, le jeu reste très réussi, surtout si l’on se replace dans le contexte de la Megadrive.

C’est d’ailleurs de là que provient le thème de ma bannière Facebook, puisqu’il s’agit d’un village accessible bien plus tard dans l’aventure (un monde de glace). A noter que j’ai dû modifier le sprite original (je ne parle pas de la boisson) pour des raisons purement pratiques et esthétiques. Certes, certains décors peuvent être répétitifs mais cela n’enlève rien au charme du jeu. Il est de loin l’un des titres les plus réussis de la console.

Wonder Boy in the monster world

Poséidon dans toute sa splendeur.

Bande-son

Tout aussi réussies que le graphisme, les musiques sont parfaitement adaptées au jeu et changent en fonction des lieux. Si l’on a droit à une musique entrainante et légère lorsque l’on traverse des iles (d’après ce que j’ai compris), l’ambiance change et devient plus sombre quand on s’approche du donjon ou d’une grotte. Si vous n’y avez jamais joué, le speed-run en fin d’article illustre parfaitement mes propos.

Conclusion

Wonder Boy in the monster world est un « must-have ». S’il y a bien d’autres versions de Wonder Boy, c’est cette mouture que je vous recommanderais car plus aboutie tant dans le gameplay que dans le graphisme ou la musique. Comme quoi, même avec un scénario dès plus classique, un jeu peut être réussi et le rester plusieurs décennies après.

*pour les plus incultes d’entre vous, non, je ne parle pas du magasin de meuble mais d’un héro de dessin animé qui porte son nom.

Speedrun de Stonhedge

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