Sous un rayon de soleil – Tsukasa Hojo

Ecologie et pedobear fantaisie dans un monde moderne

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Généralement et certainement comme beaucoup d’autres, quand on me parle de cet auteur, je pense à City Hunter (et tout de suite après, au Club Dorothée). C’est l’un des mangas qui aura certainement le plus marqué mon enfance après Dragon Ball et Dragon Ball Z.

En tombant sur un article qui traitait des mangas à paraitre dans le mois, je me suis dit que me laisser tenter par ce manga ne devrait pas être risqué. Une semaine après, Sous un rayon de soleil était mien.

Résumé : « Malgré son apparence tout à fait ordinaire, la jeune Sarah Nishikujo possède un don incroyable : celui de communiquer avec les végétaux ! Afin de ne pas éveiller les soupçons, elle est condamnée à changer régulièrement d’école et à vivre une vie de nomade.

Un grain de sable finit par se glisser dans cet engrenage bien huilé lorsqu’elle fait la rencontre de Tatsuya Kitazaki, un jeune garçon décidé à abattre l’arbre qu’il juge responsable de l’infirmité de sa petite sœur… »

Dès la première page ou simplement la couverture, on retrouve la patte de Tsukasa. Le père de l’héroïne, Nishikujo Hayato, me rappelle Mammouth. Nishikujo Sarah me fait penser aux nombreuses femmes (la femme de Mammouth ?) apparues dans son célèbre manga (mais là encore, c’est clairement sa façon de dessiner et je ne m’en plaindrai pas puisque j’adhère toujours). Enfin, le jeune garçon qui partagera bien malgré lui ses « aventures » me fait légèrement penser à Rio Saeba (ou Nicky Larson) plus jeune, mais ça s’arrête là pour les ressemblances avec mon manga préféré (et heureusement). Tsukasa s’attaque à un domaine où l’on ne s’attendait pas à le voir : l’environnement (ça change des tueurs à gages ou voleuses tenant un café).

Leurs caractères diffèrent totalement des protagonistes de City Hunter. Si Tatsuya peut avoir des traits communs avec Rio, sa personnalité reste celle d’un garçon classique dans les mangas : sympa, drôle, timide avec celle qu’il aime (je vous laisse deviner qui), protecteur avec les gens de sa famille (souvenez-vous qu’il souhaite calciner un arbre pour se venger de l’accident de sa sœur) et…. Loyal. D’une certaine façon, il peut aussi faire office de second héros qui a encore tout à apprendre puisqu’il n’est pas parfait (il est gentil, certes, mais cramer un arbre, ce n’est pas très cool).

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Nishikujo Hayato, en plus de partager un physique aussi hors-norme que celui de Mammouth, partage également une grande timidité envers les femmes. Du moins, c’est ce que je retiens après la lecture du premier tome (à l’heure où j’écris, le second tome n’est pas encore sorti). Rien d’autre à dire, si ce n’est qu’il sert à mettre de l’humour dans certains passages (les clients de sa boutique de fleurs fuyant à chacune de ses apparitions).

Sa fille est un personnage bien sympathique (il vaut mieux puisque c’est l’héroïne) et drôle (ses tentatives pour faire l’école buissonnière sont amusantes).

Il y a par contre un aspect qui m’a dérangé pendant ma lecture, c’est le professeur de Sarah et Tatsuya, qui passe le plus clair de son temps à prendre en photo ses élèves de sexe féminin, dans la plus grande discrétion. En sachant que l’histoire se déroule dans une école primaire, ça donne une tout autre dimension au personnage, puisque de pervers, on passe à pédophile. J’aurais préféré que cela soit un gamin du même âge qui ait cette préoccupation, mais ça aurait modifié l’intrigue. Ou bien, il aurait été possible de garder la même intrigue, mais en enlevant le côté pervers du professeur ou en augmentant l’âge de ses prétendantes.

C’est vraiment le point qui m’a le plus perturbée au point de me faire sortir de l’histoire. Dommage.

Conclusion : malgré ce côté glauque pour un manga qui se veut léger, poétique, drôle et rapide à lire, je pense continuer ma lecture. Je doute me ruiner puisqu’il s’agit d’une minisérie en trois volumes.

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