Que vaut Deezer, le service de streaming musical français

Deezer : une histoire faite de hauts et de bas, mais surtout de bas

Deezer test et avis

Après plusieurs mois d’abstinence, me voici de retour pour vous jouer des mauvais tours avec tout un tas d’idées d’articles en tête et un putain de concours de ouf pour janvier (avis à tous les dalleux du coin aimant Game of Thrones, le concours sera valable pendant tout le mois de janvier donc faites pas les cons et n’attendez pas pour participer).

Pour la reprise, je me suis longuement tâtée entre un article sur les jeux vidéo, les mangas, des astuces pour parfaire votre vie de crevard ou bien mes découvertes totalement fuckées faites sur le net.

Que nenni mes amis voyeurs, rien de tout ça en vue ! En consultant Google Analytics, j’ai remarqué que bien souvent, lorsque vous arrivez sur la page d’accueil de Gameuze.fr, vous vous précipitez tous sur la catégorie 3615 tels des ados en manques de potins sur leurs idoles.

pedo smile

Oui, j’ai bien cerné votre profil mes cochons.

Bien que cette catégorie ne s’apparente pas à une cession de psychothérapie virtuelle, je vais tenter de combler votre besoin de voyeurisme.

Je ne ferai pas l’injure de prétendre vous faire connaitre le service de streaming musicale en ligne français, j’ai nommé Deezer, à l’heure où une majorité d’entre nous vivons à l’ère du numérique.

Je vais plutôt me contenter de vous raconter mon histoire d’amour tumultueuse avec ce service.

Tout d’abord, il faut savoir que j’ai longtemps renié ce genre de service, par pur paresse que d’aller me renseigner sur le principe, me contentant d’écouter ma musique via YouTube saupoudré d’une couche d’AdBlock.

C’est un peu tordu quand depuis l’avènement du net et du streaming en général, j’ai toujours bandé à l’idée de pouvoir écouter ma musique à volonté (et gratuitement). Bon, de façon illégale ça reste possible, mais je pensais plutôt à une version légale où tu sais que tu ne pigeonnes pas trop trop de monde.

Déjà petite pour accéder à mon rêve, je passais des heures scotchée sur ma radio, cassette vierge insérée, doigt déjà prêt pour appuyer sur la touche d’enregistrement. Ouaip, j’ai fait partie des vieux de la vieille qui ont connu cette époque… On devait sacrément faire pitié quand on y pense maintenant.

Note aux plus jeunes d’entre vous : cette astuce fonctionnait aussi sur la télévision, à l’aide du magnétoscope. Avant l’arrivée de Netflix et autres séries étrangères, il faut bien l’avouer : TF1 et M6 sauvaient bien souvent nos week ends. M6 avec sa trilogie du samedi (Buffy, Charmed, Le Caméléon…) et TF1 avec des films en VF. Oui, à une époque, je tolérais la VF mais je m’égare, revenons-en au sujet principal : Deezer et son service un peu foireux.

Alors que j’avais déjà eu l’occasion de m’y intéresser lorsque j’étais en alternance chez Orange suite à un deal entre les deux marques, sans que cela ne déclenche une effusion d’intérêt pour la chose. Il aura fallu que mon fiancé de l’époque (et actuel mari) me l’offre pour une raison qui m’est désormais totalement inconnue, pour que je daigne enfin m’y intéresser. Probablement un cadeau parce que je chouinais de devoir télécharger plusieurs morceaux de musiques ? Franchement, je ne sais plus trop et cela n’a strictement aucune importance si ce n’est pour dire que c’est ainsi que mon histoire a débuté avec Deezer.

Comme beaucoup d’utilisateurs, j’ai d’abord commencé à paramétrer mon profil, en définissant ma photo de profil puis mes goûts musicaux. Quelques jours plus tard, après avoir mieux appréhendé la bête, je me décide à tester ce foutu système tant vanté par ledit mari : le Flow.

Le Flow de Deezer ou le début de la galère

En quoi ça consiste ? Simple, Deezer te promet de sonder ton âme pour ensuite te proposer différents titres capables de te transcender dans ton dedans. J’exagère ? Nan… Si peu… Attendez que je passe à la partie « pratique » parce qu’en théorie, comme le dit si bien le dicton, tout se passe bien.

En pratique et en théorie

En pratique donc… C’est tout l’inverse. Voici donc ma petite sélection de petits bugs bien foireux de l’application mobile de Deezer qui te fait comprendre qu’un produit (français qui plus est) ne peut te promettre du rêve sans te le faire à l’envers une fois ou deux auparavant (un peu comme les impôts quoi).

Top 5 des bugs foireux sur Deezer

Flow Deezer

« Un mix basé sur vos favoris » Et mon cul c’est du poulet.

#1 La même musique tu écouteras indéfiniment…. Jusqu’à ce que tu coupes l’application parce que tu en as plein le fion d’entendre le même artiste beugler à mort. Deezer a tout compris aux radios : proposer inlassablement le même morceau jusqu’à ce que tu finisses par le supporter et pire…. En redemander. Ouaip, le Flow de Deezer m’a déjà fait ce coup de bâtard.

#2 Relancer l’application tu feras… après que celle-ci t’ait dit d’aller te faire foutre parce que c’est bien sympa de l’utiliser plus de 3h non-stop mais merde, elle a le droit de se reposer elle aussi. Raté. Dans ces cas-là, je soupire pour la énième fois (j’ai arrêté de tenir les comptes, trop fastidieux) et la relance en me demandant si je suis la seule à avoir autant de problème avec.

#3 Penser que ta musique préférée va se lancer après avoir enduré un titre qui ne fera définitivement jamais partie de tes favoris… alors qu’en fait, non. L’auteur et le titre s’affiche mais rien, nada, le néant à l’état brut. Pas de son. Par contre, si tu lances la piste suivante (de préférence, une daube artistique que tu étais ravie de ne pas connaitre jusqu’à ce jour), là oui, Deezer marchera à merveille.

#4 De deux musiques ton flow sera composé…. Oui, oui, c’est possible. C’est ce moment où Deezer semble décider à n’alterner qu’entre deux titres… L’un après l’autre. En boucle. Jusqu’à ce que tu craques et arrêtes l’application de dépit.

#5 De musiques unlikées, ta playlist Flow se composera. Je ne sais pas encore comment fonctionne son algorithme mais putain, quand tu unlikes un titre, tu peux être sûr qu’il te sera proposé cinq ou six titres plus tard. Vraiment. Le nombre de fois où j’ai dû zapper en vitesse un morceau en précisant bien à Deezer que non, je le hais viscéralement, celui-ci aura toujours en tête l’idée de me la foutre à toutes les sauces blanches de préférence.

A l’inverse, si tu likes un titre (pour qu’elle soit considérée comme partie intégrante de tes « coups de cœur »), inutile d’espérer la réécouter sans l’avoir demandé au préalable. Deezer considérera que non, comme tu aimes ce titre, y a juste pas moyen qu’il te fasse le plaisir de te la proposer.

En fait, je crois que le Flow de Deezer, c’est comme avoir un chat avec soi. Génial uniquement quand ça l’arrange, casse-burne au quotidien mais incroyablement retord pour te faire comprendre que tu es dépendant de lui. L’équipe marketing chez Deezer a tout compris, respect.

L’équipe marketing Deezer après avoir découvert le fonctionnement de Flow

Virer l’application puis la relancer est devenue une seconde nature pour moi. Tellement que je suis capable de deviner quand est-ce qu’il va planter (lancement d’une application secondaire, commentaire posté sur Facebook, trop de musiques unlikées en masse un peu comme vous le faites pour ma page Facebook….).

Cependant, je dois concéder que le Flow est un avantage que n’a pas ses concurrents (Spotify, Apple Music, Tidal –ou le service uniquement présent pour soutenir les artistes les plus fortunés d’entre eux).

L’abonnement mensuel du service est à la portée de tous (déconnez pas les gens, 9€99/mois pour une orgie musicale sans limite, c’est tout bénéf) et Deezer te propose en plus une sélection de titres semblables à ceux que tu écoutes. Depuis bientôt un an, le service de streaming musical français propose les paroles de plusieurs musiques. Lorsque cela n’est pas possible, et bien on a droit à ça…

parole deezer

Dernière chose, l’ergonomie. Que cela soit sur bureau, tablette ou smartphone, Deezer est plutôt canon. Bon, je me suis pas éclatée à tester ses concurrents pour les besoins de mon article mais je le dis, il me plait : facile d’utilisation et des mises à jour ont été réalisé pour améliorer le rendu visuel histoire de le rendre moins laid.

En conclusion, Deezer et moi, c’est un peu comme une longue histoire d’amour un peu mouvementée. Y a bien des points positifs comme des points négatifs mais d’après Deezer, je suis plutôt fidèle puisque je ne l’ai pas (encore) cocufié. Et vous, des préférences ?

1384467705-what-the-hell-am-i-supposed-to-do-with-that-ken

Deezer concrètement

Rendez-vous sur Hellocoton !