Mon parcours professionnel pour être Community Manager #1

angry meme faces

Here we go again mes kikis. Ou comment foirer son introduction en ayant une accroche naze en anglais.

Plus sérieusement, cet article, ça fait quatre mois que je l’ai en tête. De juillet à novembre, j’y pensais en me disant « ok, un jour, il faudra quand même que tu donnes une suite à ton article sur tes perspectives d’avenir avec Pôle Emploi » et… Merde, on y est.

Comme je sais à quel point vous êtes du genre voyeur (ne mentez pas mes kikis, les statistiques parlent pour vous), j’espère que vous êtes bien calés, prêts à en apprendre plus sur mon cul moi. Ou plutôt l’univers du webmarketing en passant par le monde si glamour des influencers.

Ok, let’s go. (pardon, j’arrête avec ça).

Mes débuts dans le milieu du webmarketing – Community Manager

Pour être franche, ce qui m’a motivée à (re)parler de mon parcours professionnel, c’est pour aborder le milieu du webmarketing. De la difficulté qu’on peut rencontrer, des moyens pour y arriver et forcément, mon chemin parcouru. Bah ouais, si je dois traiter d’un sujet qui m’est familier, autant vous raconter mon expérience.

ne posez pas de questions gifNe posez pas de questions.

Selon la personne, ça peut être soit simple, soit compliqué de décrocher le job de ses rêves, à savoir : branleur en chef sur les réseaux sociaux pour le compte d’une marque. Ouais, je sais, c’est comme les fonctionnaires. Tout le monde pense que c’est une bonne planque mais le chemin pour y arriver est compliqué (sauf si t’es pistonné).

Dans mon cas, disons le franchement, j’ai eu du cul mais putain, j’en ai bien bavé avant d’atteindre mes objectifs.

De ma licence à un CDD chez l’épicier du geek

Une fois ma licence (information & communication) obtenue, comme je le disais dans mon premier article, j’ai accepté un poste en tant que rédactrice web tout en continuant en parallèle de chercher ailleurs. Malgré une originalité reconnue par les entreprises chez qui je postulais, aucune n’avait envie de donner sa chance à un profil junior, geek et autodidacte.

Maintenant, avec le recul, disons que je peux comprendre qu’on soit pas emballé à l’idée d’embaucher un(e) noob en CDI mais… dans le même temps, je voyais un demeuré décrocher sans le vouloir le poste que je convoitais  au sein de la boite où j’étais (avant de voir son CDD non renouvelé pour incompétence fondée), et un autre, se faire recruter sans avoir aucune connaissance en webmarketing. Littéralement hein.

Ouais, à cette période-là, je me faisais crapuleusement troller. Oui, l’expression « crapuleuse » n’existe plus aux yeux du web, je sais. J’aime remettre au goût du jour les termes ringards. Ou alors c’est parce que je suis ringarde, allez savoir.

Bref, tout ça pour dire que ça m’a fortement incitée à reprendre mes études en me disant que bon, avec un putain de master et de l’expérience en plus, j’allais peut être enfin réussir à atteindre mes objectifs. Non ? Non.

De mon master au poste de Social Media Manager

La première année de master, j’ai préféré l’orienter sur le transmédia et le story telling tout en effectuant un stage en tant que Rédactrice Web (SEO) et Community Manager au sein d’une agence.

Ouais, je sais, vous devez sûrement vous poser quelques questions comme :

  1. C’est quoi le story telling ?
  2. C’est quoi le SEO ?
  3. Quel est le rapport avec le community management ?

Je vais donc commencer par la première question et surtout, essayer de me remémorer mes cours de première année. Qui remontent un peu maintenant.

Le story telling, comme le dit son nom, c’est l’art de raconter une histoire et dans le milieu du web-marketing, pour vendre quelque chose ou véhiculer un message.

Le meilleur exemple que j’ai en tête, c’est une des références en la matière avec l’agence Buzz Man. C’est eux qui se cachent derrière la communication de Burger King et d’autres spots décalés que vous avez pu voir à la télé ou sur le net.

Regardez cette vidéo si vous souhaitez comprendre de quoi je cause juste en dessous.

Ici, on vous envoie à la gueule, sans que vous vous y attendiez, un scénario qui vous prend aux tripes. Le début du spot télévisuel est en fait la fin. Vous vous dites « han, son chien soutient son maitre jusqu’au bout ! » et puis votre ascenseur émotionnel monte d’un étage parce que « haaaaan, son chien lui a sauvé la vie ! » jusqu’au fameux « han, son maitre est une pute ! ».

En jouant avec les émotions tout en traitant d’un fait divers, la campagne interpelle et surtout : reste dans les esprits.

Le story telling, c’est cet art-là.

Quant au transmédia, faites pas chier et Googlez. Pour les plus curieux, sachez que mon dossier sur HBO a été rédigé pour ces raisons. Ils font partie des meilleurs dans le domaine (HBO. Pas mon dossier).

On peut maintenant passer à la question numéro 2 et 3, à savoir, qu’est-ce que le SEO et quel est le rapport avec la choucroute ?

Alors. Les deux sont très liés (dans mon cas). Si vous vous lancez dans le milieu du web-marketing, et plus précisément, le métier d’animateur de communauté (mais pas que), ayez au moins un atout en plus.

Vraiment. Aucune boite ni même client ne vous acceptera si vous ne savez rien faire d’autre que « connaitre » Facebook, Instagram, Twitter. Il faut impérativement pouvoir porter plusieurs casquettes.

Pourquoi ? Parce qu’un community manager, ce n’est pas juste publier des gifs ou des publications putassières comme « tag ton pote qui se reconnaitra et aide nous à nous faire des couilles en or grâce à ta stupidité ! ».

Dans mon cas, j’écris (mal) depuis mes 14 ans et lors de ma licence, j’ai acquis les bases du référencement naturel (SEO) et payant (SEM/SEA). Par la suite, j’ai préféré me focaliser sur le SEO, les deux autres n’étant pas ma came, bien que je sache réaliser des campagnes publicitaires sur les réseaux sociaux.

like a boss

En plus de faire une veille quotidienne (on en reparlera) sur des marques que j’apprécie et leur stratégie sur les réseaux sociaux, je sais comment dragouiller Google (ça m’empêche pas de ne pas respecter ses consignes pour mon propre blog, flemme oblige), et rédiger des articles adaptés aux besoins de la marque tout en étant SEO Friendly. Là, je sens que j’ai dû en perdre quelques-uns.

Pour faire TRES simple, le SEO, c’est la manière dont tu vas ken Google sans passer par la case « achat de mot clé ». J’en parlais très brièvement lorsque jeuxvideo.com a eu des envies de troller Hitek et leur box. L’objectif, c’est d’être bien vu auprès de Big Brother et apparaitre en première page.

gif seoUne chargée SEO en action

Mais c’est pas que ça. Le SEO c’est un amant lent à démarrer, mais performant sur la durée. C’est-à-dire qu’en plus de chercher à plaire aux moteurs de recherche, il va aussi lorgner du côté des internautes. Bah oui, si un article est écrit de façon merdique, pas naturelle et trop obvious, vous n’aurez pas envie de cliquer sur le lien pour le lire et irez donc voir ailleurs.

Les premières actions en SEO (qui ne s’arrêtent pas qu’à la rédaction d’article, juste que je fais beaucoup de raccourcis histoire de ne pas vous perdre et surtout, pouvoir terminer mon article) ne sont visibles qu’après plusieurs mois voir un an. Si au début vous peinez à jouir, passé un certain temps et habitude oblige, vous finissez par remercier Jacquie et Michel.

Alors que le SEA, il faut compter en général 24h mais s’arrête dès que vous arrêtez de payer. On peut le considérer comme un moyen détourné de prostitution. Faut payer avant de kiffer.

Toutes ces explications pour vous dire que des compétences en gestion et animation de communauté seules ne suffisent pas. Et encore, je ne vous ai même pas dit ce qu’il fallait pour être Community Manager, mais on n’en est pas là.

Passée ma première année de master, la seconde s’est axée sur le webmarketing pur. J’ai eu une chance de malade en ayant la possibilité de la passer en alternance après avoir convaincu ma responsable de l’époque que l’entreprise se devait d’avoir une personne comprenant les enjeux des réseaux sociaux et leurs intérêts auprès des clients de ma boîte.

Ma demande a été, comme vous vous en doutez, acceptée et surtout, j’ai eu le poste de Community Manager (puis deux mois après, celui de Social Media Manager dans le sens où je réalisais ma stratégie et la mettais moi-même en pratique) (il peut arriver qu’un Community Manager soit l’exécutant du Social Media Manager).

Pour être franche, ce master-là, je le voulais principalement pour le CV. Pourquoi ? Parce que je savais que ça plairait et rassurerait les entreprises (l’école réputée et le nom du diplôme). Dans un sens, il m’aura été utile.

Comme je m’étais déjà auto-formée et que j’effectue une veille régulière sur mon domaine (obligatoire, le milieu évoluant au gré des mises à jour des réseaux sociaux et tendances sociales), forcément, en cours, je n’apprenais pas grand-chose concernant la gestion des réseaux sociaux mais plutôt sur d’autres aspects du webmarketing comme le CRM ou la gestion de bad buzz. Là encore mes kikis, allez voir Google.

Durant l’année 2015/2016, grâce à mon alternance, j’ai pu également mettre une nouvelle corde à mon arc : les partenariats avec les influencers.

Pourquoi ? Cela faisait partie de ma stratégie de les contacter afin de profiter de leurs visibilités. Soit sur leurs blogs (articles consacré sur un client de mon entreprise) en échange d’une visibilité sur le webzine que je gérais ou d’une prestation offerte (par le client).

Honnêtement, cette aventure aura été tellement enrichissante et fortes en anecdotes que je me demande si ça ne serait pas mieux d’en faire un article –je vous laisse me donner votre avis en commentaire.

Spoiler alert : si ce monde vous fait rêver, vous allez être déçu. Oui, il y a des bons côtés tout comme l’inverse est également vrai. Entre les influencers crevards, en manque de produits offerts, ne tenant pas leurs engagements ou bien souhaitant gratter des produits pour eux et leurs proches, j’ai été servi.

De même concernant les agences ou, bien souvent, lorsque je devais négocier avec un agent masculin, ça ne ratait pas, j’avais droit à des allusions sexistes et sexuelles. Char-mant.

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En plus de gérer un webmagazine féminin et sa page Facebook partant presque de zéro sur les réseaux sociaux, un blog sur l’habitat et des annuaires, je devais également m’occuper de pages appartenant aux clients de mon entreprise. Ça pouvait aussi bien être Facebook que Google My Business (à l’époque Google+ avant qu’ils n’arrêtent de jouer sur les plate-bandes de Mark Zuckerberk).

Malgré la volonté de ma responsable de l’époque (devenue une amie depuis) (elle est fan de gifs, Buffy et Pokémon, à quel moment on pouvait ne pas s’entendre sérieusement ?), cela n’a pas débouché sur un CDI comme espéré et j’ai eu l’impression (moche) de retourner à la case départ.

On s’arrête ici pour aujourd’hui mes kikis. Ouais, c’est totalement bâtard mais c’est pour votre bien. Vous vous voyez vraiment lire 8 pages d’un coup ? Même si je suis certaine que vous l’avez fait lorsque je vous parlais de mon expérience avec les tatouages, je ne tiens pas à renouveler l’expérience.

Je vous laisse donc me raconter votre propre expérience professionnelle (en lien ou non avec le webmarketing) et me dire si un article sur le milieu des influencers vous intéressent.

Sur ce, à la prochaine –et à tout de suite sur les réseaux sociaux !

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