Lord of the Dance

Lord of the Dance

Lord of the Dance

Mes trois derniers articles étant tous liés de près ou de loin  à Game of Thrones au Moyen-Age, je me suis dit qu’il serait peut être temps que j’aborde d’autres sujets, mais sans vraiment trop s’en éloigner puisque cette fois, on part en Irlande, avec ses légendes, ses musiques celtiques et ses danses. Peut-être certains auront-ils déjà deviné pourquoi je parle de cela et le rapport avec Lord of the Dance mais laissez moi vous expliquer : Lord of the Dance est un peu un mélange de ces trois aspects qui décrivent très bien ce pays (sans virer dans un délire avec des lutins, farfadets et autres tarés féeriques).

Dobby

Susceptible avec ça.

Je me souviens parfaitement l’âge que j’avais quand je suis tombée sur eux : 16 ans. J’avais énormément de temps à tuer à cette époque et Youtube était déjà devenu mon allié question procrastination. C’est donc de vidéo en vidéo que je suis tombée sur eux avant de chercher le spectacle entier (toutes les versions possibles) (oui, j’ai eu un craquage de slip total) puis de me renseigner sur les danseurs, le compositeur Ronan Hardiman et enfin l’histoire (que j’avais compris mais je voulais en savoir plus). C’est d’ailleurs de ce spectacle que me vient mon pseudo depuis cinq ans maintenant. Une connaissance a bien cru que je l’avais choisi car proche du prénom de celui avec qui je suis mais non. Ça aurait été exploser mon compteur de niaiseries (pas vraiment développé faute d’envie de l’xp).

Bref, revenons à nos moutons. Créé par Michael Flatley (danseur, musicien, acteur et chorégraphe d’ascendance irlandaise mais né à Chicago le 16 juillet 1958), le spectacle retrace l’histoire d’une ancienne légende du folklore irlandais :

Le temps était suspendu et Erin était la Déesse universelle… L’histoire était déjà écrite et chacun connaissait son rôle. Mais les anciens clans, assis sur des cercles de pierres entendirent des voix et le sommeil des esprits fut troublé. Une puissance venue des ténèbres est venue défier le Seigneur de la Danse.

Inspiré d’un autre spectacle irlandais tout aussi célèbre, Riverdance -où l’on retrouve Michael Flatley en tant que danseur principal en 1994, c’est cette représentation qui a fait connaitre les danses irlandaises à travers le monde, grâce à un passage à l’Eurovision. Le succès est tel qu’il éclipse totalement la troisième victoire consécutive de l’Irlande.

Suite à son départ de la troupe à cause de divergences artistiques deux ans plus tard, Michael décide de continuer son chemin seul. C’est ainsi que voit le jour The Lord of the Dance.

Tout commence (sur scène) avec le farfadet Petit Esprit réveillant les filles du clan au son de sa flûte enchanteresse. Après quelque pas de danse (oui, on se réveillait comme ça en Irlande à l’époque, que voulez-vous), arrive le Seigneur des anneaux de la Danse (interprété par….. Michael Flatley, forcément) qui décide de leur montrer ce dont il est capable. Ouais, Monsieur aime bien rappeler pourquoi c’est lui le grand manitou. Un peu prétentieux mais il faut le dire, il a la classe à Dallas.

Michael Flatley

Ok, peut être pas si classe que ça finalement.

La danse est ensuite interrompue par Erin, qui s’est dit que c’était le bon moment pour se présenter à travers un chant. Si j’ai adoré les danses et les compositions musicales, je reste jusqu’à présent toujours fermée à son charme ou sa voix. Lord of the Dance

Erin en train de chier ses vocalises.

Le Petit Esprit refait son apparition accompagné des filles du clan, qui en profitent pour mettre en avant Saoirse, fille Irlandaise (forcément) représentante de la liberté (et donc, la danseuse lead). Vous la sentez venir la suite ou pas encore ?

The Lord of the Dance

Hop, hop, hop !

Une fois leur chorégraphie achevée, ce petit monde s’esquive pour laisser place au grand méchant de l’histoire aka Don Cornetto Dorcha, l’ennemi juré du Seigneur de la Danse. Vous pensez qu’il souhaite dominer le monde (pour pas changer) ? Trucider les êtres vivants ? Avoir un harem ? Que nenni, le Don convoite juste le titre de Seigneur de la Danse. Et son harem. Oui, bon, il ne perd pas le nord, sa troupe étant exclusivement composée de mâles en puissance. Je me demande comment ça se passe après dans les vestiaires. Vu leur arrivée et la musique, pas besoin de dessin pour saisir qu’il ne faut pas rigoler avec eux.

Vous vous demandez peut être d’où vient mon pseudo puisque jusqu’à présent, pas de Merrighan en vue. Je Celle-ci fait son apparition après le départ de Don et ses petits copains et on comprend tout de suite qu’elle mérite amplement sa réputation de tentatrice ou charmeuse. Comparée à Saoirse, trop douce, calme et molle, il était évident que mon choix allait se tourner vers elle, vu que je ne pouvais et ne peux toujours pas piffrer la Déesse de l’histoire et la mollusque Saoirse.

Merrighan

Moi Merrighan, dans toute sa splendeur.

Le duo de violon qui fait suite à son apparition rappelle que l’Irlande ne tourne pas qu’autour de la danse. Puis, Saoirse et ses comparses refont une apparition tout en douceur jusqu’à la venue de Merrighan, qui s’est dit que mettre un peu piment dans leur danse ne leur ferait pas de mal, notamment en provoquant leur leader. Suite à cela, la troupe féminine laisse place au Seigneur de la Danse et sa troupe, les Seigneurs de Guerre (ça fait beaucoup de seigneurs, oui). Erin en manque de gloire revient chanter un air qui se veut très reposant, jusqu’au retour du Petit Esprit qui invite la communauté entière à se rejoindre autour du héros et entamer une nouvelle danse. Inutile de préciser que Don n’a pas été convié, au contraire de Merrighan, qui n’est pas du clan des vilains. Je crois que Don a très mal vécu ce moment.

Maléfique

Ça lui fait un point en commun avec elle.

Cela explique peut être la suite des aventures du Petit Esprit, puisqu’en tombant nez à nez avec Don et sa troupe, il se fait démonter confisquer sa flûte magique. Bah ouais, fallait pas les narguer en faisant une boom sans penser à eux. Forcément, qui-est-ce qui vole à son secours ? Gagné, le Seigneur et ses guerriers. Après une bataille entre les deux clans, Merrighan décide de rejoindre les forces du mal. C’est l’occasion pour elle de s’affirmer dans un second solo, avant que le Don ne vienne et l’emmène avec lui. On notera que suite à la bataille livrée quelques danses plus tôt, des donzelles ont rejoint les troupes obscures puisque ses guerriers effectuent leurs pas en bien bonne compagnie. À se demander si ça n’a pas dragouillé sévère pendant que d’autres livraient une guerre digne d’un « qui c’est qui a la plus grosse ? ». S’ensuit un morceau de violons qui annonce de biens mauvais présages pour notre héros, trop occupé à faire la fête avec ses amis.

Lord of the Dance

Erin ressurgit de nouveau (quand je vous dis qu’elle est en manque de gloire celle-là….) pour un dernier solo (il était temps). Saoirse, discrète jusqu’ici, revient et tente, tant bien que mal de charmer son cher Seigneur. Manque de bol, il est tombé sous le charme de Merrighan. Vous ne l’aviez pas vu venir cette histoire d’amour, hein ? Merrighan le piège afin que son cher et tendre Don puisse enfin obtenir ce qu’il convoite le plus : son cul le titre de Seigneur de la Danse. Rien que ça, ouais. Heureusement pour l’ex-Seigneur, le Petit Esprit revient taper l’incruste pour payer sa dette et le sauve du maléfice (Merrighan, son charme ravageur, le sortilège qui l’empêche de montrer ce dont il est capable, toussa….).Il combat en duel l’imposteur et, sans surprise, récupère de nouveau son titre, laissant son ennemi s’enfuir. Dépité de voir que Merrighan l’a piégé, il accepte de sortir avec la molle Saoirse, à défaut d’avoir celle qu’il voulait à l’origine (bon, ok, elle l’a probablement ensorcelé, mais même, elle a plus de classe donc il serait forcément tombé amoureux d’elle, avec ou sans maléfice). Ensuite, le Seigneur de la Danse, Saoirse et toute sa troupe vivent heureux et ont (ou pas) tous pleins de sales gosses bébés.

Voilà. C’est fini.

Joker

La troupe, toujours en représentation (Michael Flatley a trouvé un bon filon, normal qu’il ait pas lâché le morceau) a attiré plus de sept millions de spectateurs à travers le monde et a écoulé plus de quatre millions de vidéos. Le spectacle de qualité se distingue sur d’autres aspects que les chorégraphies tels que :

– la musique, composée par Ronan Hardiman

– des costumes plus sophistiqués (comparés à Riverdance).

Si aujourd’hui Michael Flatley a pris sa retraite scénique, il n’en reste pas moins le directeur artistique des trois groupes en représentation à travers le monde (Las Vegas, où le show est assuré en permanence, l’Europe et les Etats-Unis). À l’origine composée de 35 membres tous Irlandais, la troupe s’est agrandie de plus de deux cents danseurs venus de tous horizons.

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