Loaded

Loaded Bounca

Il y a plusieurs jeux sur lesquels je fantasme. Pas des jeux dont la date de sortie relève plus de la légende (coucou The Last Guardian), mais des jeux auxquels j’ai déjà joué, pire que j’ai terminés, mais que j’aimerais bien refaire sur une console portable. Dans le cas présent, je ne parle pas de smartphone (question de confort), mais de la 3DS. Parmi ceux-là, je pourrais bien sûr citer Disciples Sacred Land puisqu’un portage était prévu, mais vraisemblablement, l’équipe a préféré se branler dessus plutôt que de s’y mettre, ne me laissant que mes yeux pour pleurer, et mon imagination un poil trop débridée pour bander.

Le second portage que j’aurais bien aimé voir, c’est sûrement celui-là : Loaded. Un jeu gore, sanglant et barbare à souhait. Avis aux amateurs de films comme Saw, Hostel ou Frontière, voire de manga comme Judge, ce titre pourrait vous plaire, malgré son aspect vieillot.

Histoire

Loaded, interdit aux moins de 16 ans, est sorti en 1995 sur Play Station (et Saturn), et est un jeu d’action trash à souhait. Le délire ? Vous incarnez un prisonnier (ou une prisonnière, puisque les mâles alphas n’ont pas le monopole de la boucherie), jeté(e) dans la fosse aux cinglés à la demande de FUB (Fat Ugly Boy), histoire de purger une peine à perpète à sa place. FUB est du genre généreux quand il s’agit de partager ses emmerdes, oui.

Un peu emmerdé par les quatre murs qui forment votre cellule et moyennement emballé par l’initiative de votre ennemi, vous décidez d’aller voir ailleurs s’il n’y aurait pas de quoi plus vous occuper (soit : des meurtres, autant rester dans le thème), et tant qu’à faire, casser comme il se doit les pattes de FUB. Une façon comme une autre de le remercier.

Tony Jaa fight

Inutile de bander, dans Loaded, vous n’aurez ni la classe, ni la souplesse de Tony Jaa.

Problème, les gardiens, timbrés en camisole et autres détenus tout aussi sympa ne sont pas vraiment ravis par votre nouvelle idée de retourner vaquer à votre passion en dehors de l’enceinte, et tenteront de vous en empêcher en…. Vous tuant. Radical, mais efficace. À vous donc d’exploser (littéralement) le premier crétin qui oserait se mettre sur votre chemin, avec ô joie, les restes de vos ennemis s’étalant un peu partout sur le sol et les murs. Charmant.

Fight

Version plus réaliste de vos actions in game, la beauté du graphisme en moins.

Pour situer les lieux, cela reviendrait à dire que l’action se passe dans la prison de Guantanamo, ou la prison d’Etat de Pelican Bay (un reportage existe dessus, si le cœur vous dit de vous cultiver un peu). LA prison des prisons. Celle où pourrait sans aucun problème croupir Hannibal Lecter, Le Bourbon Kid (quoique…), le Joker, Freddy Krueger (ils formeraient une belle paire ces deux couillons), Jason, Michael Myers, et Leatherface. L’ambiance n’est donc pas tous les jours roses.

(Oui, je me suis éclatée à citer tous les meurtriers fictifs les plus célèbres, si vous avez envie de vous documenter sur les psychopathes IRL, j’ai consacré un article entier sur Les maisons de l’horreur).

Gameplay

Aux dernières nouvelles, rares sont les jeux d’action à avoir une prise en main ardue, et Loaded n’en fait définitivement pas parti. Outre vous amuser à étriper tout ce qui aurait le malheur de bouger, vous devrez pour vous évader récupérer des cartes vous permettant d’accéder à de nouvelles zones réparties sur 15 niveaux, tout en pensant à prendre des munitions, vos armes ne fonctionnant pas d’amour et d’eau fraiche de sang et de viscères.

Chaque touche vous permet une action bien précise : courir, tirer, déclencher une attaque spéciale (idéale pour se débarrasser d’une vague d’ennemis ou lorsque vous êtes encerclé), le zoom et enfin la possibilité d’avoir accès à un plan, ou bien votre statut (mais pas les deux simultanément, c’est ballot).

Chaque « héro », au nombre de 6, possède des armes et compétences spécifiques. Tous ne se valent pas (sauf en terme de cruauté), et si certains sont lents mais avec une force de frappe plus lourde, d’autres privilégient la vitesse aux dégâts. Cela n’altère pas la façon de jouer, simplement le désir qui découle de tuer ses adversaires à l’aide d’un lance missile ou d’un pistolet.

Loaded Play Station

Vous avez également la possibilité d’embarquer avec vous un allié si vous optez pour de la coopération. Quoi de plus fun que de massacrer des pixels ? Le faire à deux. À noter que des ralentissements sont présents lorsque vous trucidez des ennemis en masses, avec explosions à la clé. Oui, le moteur du jeu peut ne pas toujours suivre, mais on s’y fait (remarquez, on vous demande pas votre avis, vous n’avez pas d’autres choix que de subir). L’écran n’étant pas splité, vous êtes forcé de vous coller au cul tout au long de la partie, renforçant dans un sens le côté « coop ».

Concernant la difficulté, celle-ci est bien dosée, augmentant au fur et à mesure que vous avancerez dans les niveaux.

Graphisme

Bon, ok, le jeu est vieux, donc vos rétines risquent d’avoir mal (mais n’est-ce pas là le but premier du jeu ?).  Cependant l’action nous fait vite oublier que Loaded n’a pas très bien vieilli, trop occupé que vous serez à démembrer vos compagnons de cellule.

Loaded Play Station

Le jeu est en 3D (la 3D de l’époque hein, pas celle supposément jouissive d’Avatar), à la troisième personne, et en vue de dessus. Rien de très folichon, mais c’est efficace (même si on sait qu’à cette époque, la console était capable d’offrir de biens meilleurs graphismes).

Bande Son

Les bruitages sont plutôt bien foutus (ouvertures des portes, explosions des objets, de vos ennemis, échanges de tirs….), et la musique accompagnant vos aventures n’est pas désagréable en soi, même si elle peut se révéler répétitive passé un moment.

Quand j’ai découvert le jeu pour la première fois, je pensais que la musique collait bien à l’univers un peu oppressant du jeu. Presque deux décennies plus tard, mon avis n’a pas changé, et rien qu’au son, je pourrais tout de suite deviner qu’il s’agit de Loaded.

Conclusion

Même si le gameplay peut être un brin rébarbatif, ça n’enlève rien à son charme et son côté défouloir. Bien que très peu en parlent, Loaded est pourtant un classique de la Play Station, certains étant tombés dessus grâce au CD de démo que fournissait Sony avec sa console. En fait, avec Ode (et d’autres), Loaded fait partie des jeux auxquels j’ai pris énormément de plaisir à jouer.

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