Lionheart : Legacy of the crusader

 

Lionheart Legacy of the crusader

Le jeu qui t’apprend que le roi Richard, c’était la banque du sperme du Moyen-Age. Tout de suite, ça donne envie d’en savoir plus et d’y jouer, hein ? Comme je vous comprends, même si mes raisons sont bien plus saines que les vôtres.

L’histoire

Comme je le disais dans l’introduction, ce jeu sorti en 2003 et édité par Black Isle, nous apprend que si Sir Richard le Queutard aimait beaucoup copuler, on ne peut pas dire qu’il ait été un grand adepte des capotes vu la longue lignée de bâtards qu’il a engendrée.

jon snow gif

Non Jon, tu n’en fais pas partie, navrée.

Notre ascendance à moitié royale nous est apprise au moment même où des esclavagistes décident de nous exécuter. Question ascenseur émotionnel, difficile de faire mieux. Alors que nous sommes condamnés à mourir dans des conditions aussi douces et rapides que dans Game of Thrones, une entité, qui a fait de notre corps son lieu d’habitat, surgit pour nous sauver la vie (et la sienne par la même occasion, histoire de ne pas mourir bêtement avec nous).

Legacy of the crusader

Suite à notre mise au cachot après notre refus catégorique de rendre l’âme, notre nouvel ami nous explique que nous pouvons utiliser la magie, et qu’il serait très intelligent pour nous de nous en servir pour lutter dans une guerre qui fait rage parmi les hommes. Notre noble quête nous amènera à rencontrer d’illustres personnages tels que Galilée, Nostradamus ou Leonard De Vinci. Rien que ça ouais. C’était un peu les super stars de l’époque (mais la gloire n’allait pas forcément de pair avec les prostiputes et la coke contrairement à aujourd’hui).

Bernard de la Villardière

C’est Bernard qui le dit.

Gameplay

Lionheart : Legacy of the crusader nous laisse la possibilité de choisir notre apparence et la mentalité de celui qui sera notre guide durant le début du jeu. Là où je pensais naïvement que ce dernier serait présent tout au long de l’aventure pour commenter sur un ton sarcastique chacune de mes décisions, il ne fait son apparition que pour nous expliquer certains éléments du gameplay (le ton diffère selon l’entité que vous aurez choisie).

Legacy of the crusader lionheart

Le choix des races comprend :

  • Les Puroms : les humains non corrompus (en gros, ils n’hébergent pas d’entité sortant d’une faille dimensionnelle démoniaque),
  • Les Demons : les humains habités par un esprit malicieux ou satanique,
  • Les Bestioms : les humains possédés par un esprit bestial,
  • Les Elemoms : les humains ayant un esprit très porté sur le cul la magie.

L’interface de création du personnage et celle des aptitudes à débloquer via des points gagnés à chaque niveau sont simples à prendre en main. En tout, il faudra compter sur plus d’une soixantaine de sorts à débloquer.

Graphisme

Les décors en 2D sont bien, sans être transcendants ni immondes. Les personnages en 3D, eux, restent toujours aussi moches que lors de la création du personnage. Il m’est souvent arrivé de vouloir zoomer (pour mieux voir certains éléments du décor par exemple) ou changer l’orientation de la caméra, mais cela ne nous est pas rendu possible. Dommage. Assez sombres de manière générale, les décors et lieux donnent un résultat assez tristounet et manquent singulièrement de vie. Concernant notre apparence, rien de folichon, y compris pour l’époque. Peu importe la race incarnée, vous serez donc toujours aussi moche.

Legacy of the crusader

Enfin, les animations et sorts, bien que sympathiques, ne sont pas impressionnants. Ayant eu un personnage axé sur la magie, ça ne m’a pas empêchée de vider ma barre de mana dès que l’occasion se présentait (c’est-à-dire, pendant les orgies bestiales de mobs en furie voulant ma peau).

Bande-son

Bien que j’y aie joué à de nombreuses reprises (la faute à des pertes de sauvegardes régulières et un pc fidèle à son véritable propriétaire, me forçant à recommencer mes parties depuis le début), les musiques ne m’ont pas plus emballée que ça. Je me souviens avoir fait des parties en écoutant ma propre playlist lorsque la bande-son me lassait.

Conclusion

On ne dirait pas comme ça, mais j’ai bien aimé Lionheart : Legacy of the crusader, même si je suis consciente de ses nombreux défauts. L’originalité de son scénario, son côté RPG et son prix ridicule à l’époque où je l’ai acheté auront suffi à me donner envie d’y jouer. Je pense que si présentement je n’avais pas été prise par ma crise Pokémonienne, j’aurais demandé à un proche d’y rejouer en coop. Remarque, rien ne m’empêche de le faire quand je serais moins omnibulée par Pokémon.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !