Les Chevaliers de Baphomet – La Malédiction du Serpent – Episode 1

Les Chevaliers de Baphomet  - La Malédiction du Serpent

Comme je le disais dans mon test de L’œil noir : les chaines de Satinav, je suis toujours dans ma période de jeu point’n’click. Peut être vous rappelez-vous de mon fantasme et obsession du moment (si non, vous pouvez aller chier, vous ne participerez pas à mon concours bande de lecteurs infidèles et ingrats), à savoir une ancienne création du studio Funcom (non, pas The Secret World) : The Longest Journey. Sachez que je bande toujours dessus, mais que je n’y ai toujours pas joué. À la place, j’ai préféré vivre les nouvelles aventures de Gorge Profonde et Nicotine George et Nico.

N.d.a : le test se base uniquement sur le premier volet sorti sur Steam.

L’histoire

On retrouve notre binôme préféré dans une exposition parisienne et bavant sur des tableaux aussi laids qu’hors de prix. Cependant, un événement (ou élément déclencheur pour ceux qui voudraient se la péter) va très vite chambouler leur journée. La boutique est cambriolée et le propriétaire tué en tentant  de sauver l’objet convoité par le voleur masqué : El malediccio. Notez que le tableau porte bien son nom…

Les Chevaliers de Baphomet  - La Malédiction du Serpent

On a retrouvé François Hollande !

Alors que Nico se lance à ses trousses, réaction des plus normales et censées, George se découvre une passion pour la nécrophilie en fouillant et dépouillant la victime de ses biens avant l’arrivée de la police. Les deux compères n’ont pas changé, et ça se sent dès l’introduction.

Les Chevaliers de Baphomet  - La Malédiction du Serpent

George, une nouvelle carrière te tend les bras !

Le scénario est fidèle à l’esprit de la licence (très orienté sur l’humour tout en gardant un ton sérieux). On navigue entre les deux protagonistes, ce qui nous permet de mener l’enquête en ayant le point de vue des deux personnages, puis d’unir les indices récoltés tout au long de l’aventure. À noter que les réactions des PNJ changent aussi en fonction du personnage que vous contrôlerez (le serveur sexiste à tendance misogyne ne le sera pas avec George, question d’attributs mâââââles, toussa).

Malgré ses qualités (au scénario, pas au serveur), je serais tentée de lui reprocher de céder à une certaine facilité. Je ne dirais pas que les dialogues sont plats, mais il manque un petit quelque chose de nouveau ou surprenant. Certes, l’humour est bien présent mais….. il n’a pas réussi à vraiment me faire sourire, ni même me trémousser ou frissonner un poil, là où Les Chevaliers de Baphomet : Les Boucliers de Quetzalcoatl, arrivait à me faire véritablement marrer.

L’histoire n’arrive pas à me faire oublier ces défauts, et c’est vraiment dommage. J’avais adoré les autres opus au point de les avoir également sur mon ancien smartphone.

Enfin, j’ai trouvé la présence de certains anciens PNJ inutile. Le clin d’œil est évident mais mal amené, et donc injustifié.

Gameplay

Les Chevaliers de Baphomet  - La Malédiction du Serpent

Comme avec tout bon jeu point’n’click, ne vous attendez pas à passer des nuits de folie dessus, le cœur palpitant au moindre bruit. Ce type de jeu est par nature lent puisque chaque lieu est à examiner de près, de même que pour les objets trouvés. Et ouais, la combinaison d’éléments ne date pas de Resident Evil avec ces herbes vertes.

Par contre, et c’est carrément emmerdant, il nous est impossible de courir pour aller d’un point à un autre. Bizarre et surprenant quand d’autres jeux bien plus vieux le permettent (The Longest Journey, pour ne citer que lui). Résultat, lorsque l’on souhaite retourner à l’autre bout de la pièce où nous sommes, on est obligé de regarder George ou Nico se déplacer avec la même rapidité et grâce qu’un mollusque. L’horreur dans toute sa splendeur. Oh, et ceci est aussi valable lorsque l’on souhaite quitter les lieux, à la différence près que le supplice ne dure que quelques secondes, juste le temps de les voir commencer à se bouger le fion.

Concernant les énigmes…. Si vous vous attendiez à morfler, c’est raté. Les astuces sont accessibles à tout moment (cela va d’indices vagues jusqu’à la réponse complète), et ne seront pas d’une grande difficulté puisque rien ne nous retiendra bloqué très longtemps.Le jeu n’est pas difficile, sans pour autant être trop facile, mais quand on connait le potentiel de la licence, on est forcément un peu déçu.

Dernier reproche, mais non des moindres pour ce premier épisode, concerne l’inventaire. J’aurais préféré qu’il soit accessible en passant la souris en bas, au milieu de l’écran et non en bas à gauche. Oui, dit comme ça, c’est très pointilleux mais ça m’aurait apporté un confort de jeu non-négligeable.

Graphisme

Les Chevaliers de Baphomet  - La Malédiction du Serpent

Le côté « dessin animé » de la série est gardé, même si des améliorations ont été apportées (logique). Petit bémol concernant les personnages, ces derniers manquent un peu de vie et leur aspect 3D peut faire tâche avec le décor en 2D. Si cela se ressent trop durant les dialogues, c’est moins le cas pendant les phases de recherche d’indices, lorsque nous fouillons les lieux de fond en comble, chaque PNJ retournant vaquer à ses occupations.

Bande-son

Réussie, je n’ai pas de critique particulière dessus, si ce n’est le choix particulièrement immonde des musiques écoutées par les PNJ. De manière générale, chaque titre colle avec les événements du jeu et les doublages sont réussis (sans frôler la perfection). Les voix originales ont d’ailleurs été conservées, et c’est tant mieux. Difficile d’imaginer George et Nico avec une autre voix que celle avec laquelle on les a connus.

Conclusion

Je prends toujours du plaisir à y jouer, mais moins qu’à mes débuts. Peut-être est-ce parce qu’en grandissant, je suis devenue plus exigeante ? Quoiqu’il en soit, je compte bien suivre leurs péripéties dans les autres volets que Revolution Software a prévus (notamment l’épisode 2 qui conclue le jeu Les Chevaliers de Baphomet  – La Malédiction du Serpent. En plus de vouloir connaitre le fin mot de l’histoire, je reste très attachée à cette licence et surtout : il n’existe que très peu de jeu point’n’click de qualité pour que je me permette de faire la fine bouche.

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