Le manoir de l’horreur – Ochazukenori

Le manoir de l’horreur

Œuvre de Ochazukenori, ce manga paru en 1988 est édité en France par Delcourt et compte en tout dix tomes.

Le manoir de l'horreur

Résumé : « Un, deux, trois coups de fil d’un ancien amoureux de l’époque du lycée, et la vie bien réglée de Sanaé chavire dans la spirale de l’angoisse. Malaise, hallucination, délire et meurtre. Tel est le premier de huit drames macabres. Le rideau vient de se lever sur une succession de glissements vers l’horreur. Tiendrez-vous le coup ? »

Bien que j’aie lu les quatre premiers tomes, il y a maintenant dix ans –je me fais vieille, il m’a fallu relire le premier tome pour me souvenir des différentes histoires qui composent le manga.

Avant toute chose, je préfère prévenir que le style des dessins est assez particulier et dénote des mangas classiques (à la Naruto par exemple et autres Shonen). Destinés aux adultes ou à un public averti, les dessins donnent parfois l’impression d’être complètement ratés (c’est mon avis et il n’engage que moi). Dommage que cela ne soit pas anecdotique bien que l’auteur réussisse à dégoûter le lecteur lors des différentes morts atroces qui attendent les protagonistes.

De même, l’impression d’être oppressée est également bien retransmise (par moment). Malgré le style graphique de l’auteur, il est possible de ressentir de l’empathie si on adhère aux différents scénarios et …

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… en oubliant les ratés graphiques.

Les premières pages nous mettent déjà dans l’ambiance glauque et morbide puisque Ochazukenori nous accueille avec la moitié du crane ouvert (et deux pailles ou baguettes coincées dans son cerveau). Charmant. Chaque chapitre (ou séance) raconte l’histoire généralement tragique d’une famille. Et l’auteur sert de fil rouge puisqu’il se donne le rôle de narrateur. À nous lecteur de le suivre dans le manoir pour découvrir les histoires qu’il abrite.

La première séance nous permet de voir la vie d’un couple classique. Pendant que monsieur prend son bain en attendant un appel de son supérieur, madame décroche le combiné pour se retrouver à parler avec un ancien petit ami un peu trop collant. Si la fin surprend (l’assassin n’étant pas celui que l’on croit), la qualité des dessins m’a quelque peu rebutée (oui, je me répète). En relisant le tome, je me rends compte que si adolescente, je passais probablement outre sur la qualité, là, je bloque vraiment et me demande par moment, pourquoi le front de la jeune épouse est-il plus long que dans la bulle suivante la normale, pourquoi les profils des personnages sont-ils toujours ratés, si l’effet est volontaire, s’il s’agit d’un stagiaire exploité

Le manoir de l'horreur

Quel front…. J’en reste pantoise !

En fait, maintenant que j’y pense, je regrette un peu de m’y être remise (notamment pour écrire cet article). J’en gardais un assez bon souvenir et là, en m’y replongeant, je m’aperçois que j’ai vraiment du mal à de nouveau adhérer aux dessins. À choisir, je pense que si jamais je souhaitais passer un moment de détente à lire un manga gore ou trash, je devrais peut-être lire Battle Royal ou bien Rainbow (que je ne connais pas). J’ai toujours été intriguée par ces deux titres, même si je connais le premier pour avoir vu le film. Dans un tout autre style, il y a également Bersek ou Bastard qui pourrait combler une soudaine envie de lecture gore, mais je parlerai surement de ces deux histoires dans un autre article consacré à leur univers respectif.

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  • Merrighan

    @Elo Omg, à huit ans ? Normal que ça t’ait horrifié et fasciné XD

  • Elo

    J’en lisais quelques Tomes dans un Virgin Megastore Quand j’avais 8 ans… J’étais horrifiée et à la fois fascinée 😮