HBO – La chaine des premières fois #1

Ayant remasterisé mon dossier sur la chaine qui déchire sa race pour Gameuze, et pour ne pas vous abrutir sous des tonnes de mots ou faire fuir les plus bibliophobes d’entre vous, j’ai décidé de le décomposer en plusieurs parties. Pour celles et ceux qui se le demandent, oui, cette phobie existe.

Quant à celles et ceux lisant ce « dossier » dans l’espoir de rédiger le leur concernant cette chaine, faites pas vos pinces, et pensez à me citer dans vos sources. Même que c’est une garantie d’avoir une note largement supérieure à la moyenne 8-).

Si cela ne suffit pas à vous faire entendre raison, sachez que vos professeurs ne sont pas cons (ou pas tous), connaissent mon site Google, et ont un logiciel pour détecter le plagiat. Voilà, des bisous tous pleins de choléra d’amour, et bonne lecture.

Les contes de la crypte

Avant propos (ou pourquoi je vous cultive sur Gameuze.fr).

HBO… Cela fait de très nombreuses années que j’aime sans le savoir cette chaine. Pire, petite, je la connaissais parce que je suivais avec assiduité les Contes de la crypte, et son présentateur un brun macabre et décédé. Pourtant, je n’ai jamais vraiment pris la peine de regarder qui se cachait derrière cette série, Oz, Les Soprano, Sexe And The City (que je porte en horreur), et bien d’autres pépites acclamées par la foule.

Non, pour cela, il m’a fallu attendre une certaine maturité durement gagnée et méritée (du moins, je l’espère) pour que ma curiosité ne se focalise enfin sur cette entité qui m’aura fait connaitre Game of Thrones.

Étrangement, pour une personne aimant d’un amour fou la littérature, plus particulièrement la fantasy (notamment les grandes épopées, mais j’y reviendrai plus tard), c’est grâce à une chaine de télévision américaine que je suis tombée sur l’une des plus grandes sagas fantastiques (et dont l’auteur ne broute pas encore les pissenlits par la racine, que les Sept l’en préserve).

En bonne stalkeuse que je suis, j’ai eu envie de me renseigner un peu plus sur cette chaine qui aime à sortir du lot, et puis l’occasion m’a été définitivement donnée lorsque j’ai dû choisir un thème à traiter en lieu et place d’un partiel dans un amphithéâtre à -45°C l’hiver.

C’est donc ainsi que je me suis retrouvée à stalker HBO et G.R.R.Martin, des Ferrero à proximité (toujours avoir des Ferrero à proximité, ça favorise la concentration), mon pc (Altaïr pour les intimes), et des heures de recherche à fouiner et traquer la moindre information qui me serait utile lors de l’élaboration de ce devoir.

Après moult réflexions, et pour ne pas perdre mon lecteur (trop ennuyé par d’éventuels pavés indigestes), mon dossier se décomposera en deux parties, elles-mêmes décomposées en plusieurs sous parties.

Avant de nous intéresser au coeur du sujet (HBO pour les boulets), le mieux serait d’abord de comprendre en quelques points le fonctionnement de la télévision aux States, qui diffère du système français. Ouais, je déconnais pas en disant que j’allais vous culturiser.

La télévision aux Etats-Unis

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Bien que la télévision soit née en 1927, elle ne s’est répandue aux Etats-Unis qu’entre 1945 et 1955, soit dix ans avant que ce phénomène ne touche également l’Europe (on était un peu trop occupé à se remettre de la sodomie teutonne pour s’intéresser plus sérieusement que ça à la télévision). Son financement suit le même modèle que celui de la radio, c’est-à-dire qu’elle est financé par la publicité. Elle ne sera banalisée qu’en 1969.[1]

Les programmes reposent sur un mélange d’intérêts financiers, d’études de marchés, d’américanisme culturel, d’information, et de publicités. On peut voir ça comme une espèce de mafia du marketing.

Aux Etats-Unis, il est possible d’avoir la télévision de différentes façons, qui présentent chacune des avantages et des inconvénients. Bien que d’autres moyens ont vu le jour, la télévision hertzienne, par câble et satellite forment les principaux liens qui unissent la télévision aux téléspectateurs. En vrai, j’ai juste la flemme de vraiment me prendre la tête à tout vous expliquer, alors si vous êtes vraiment curieux, vous pouvez Googler et revenir m’en dire des nouvelles.

La télévision hertzienne

La transmission de la télévision aux Etats-Unis n’est pas centralisée, comme c’est le cas en France. Les signaux hertziens ne peuvent franchir que de courtes distances (une centaine de kilomètres environ), avant d’être relayés, et il faut aussi prendre en compte les obstacles naturels (une montagne), ou artificiels (un gratte-ciel).

Le réseau de télévision hertzienne est un réseau de distribution par voie d’ondes hertziennes de signaux vidéo et audio, à un nombre défini de points ou stations de télévision locale. C’est un réseau technique (hertzien), commercial (les chaines de télévisions étant pour la plupart privée), économique et financier (par les grands groupes financiers qui la font vivre), culturel, et communautaire.

Ces réseaux s’organisent selon un système d’opérateurs commerciaux qui perçoivent le territoire desservi comme une valeur marchande (money, money, money, comme le disait ABBA).

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Et les Simpsons.

Les producteurs et diffuseurs de programmes télévisés comme ABC ou CBS sont des opérateurs de réseaux privés, dont les points du maillage sont constitués par les stations locales de télévision par appropriation (en propriété directe), par affiliation complète (licences accordées aux stations franchisées), ou partielle (stations indépendantes). Ces opérateurs ne possèdent ni ne maîtrisent complètements les points qui forment leur réseaux.

Le schéma suivi est conçu de la sorte et associe : l’opérateur qui produit et distribue les programmes, les points actifs : les stations locales qui diffusent tout ou partie des programmes et publicités de l’opérateur, et les points passifs : le téléspectateur (récepteur des programmes)[2].

La télévision par câble

Conçus pour pallier aux contraintes de la télévision hertzienne, les signaux sont transportés par des câbles, facilitant ainsi la transmission de la télévision, y compris dans les zones reculées. Le coût de ces infrastructures dans les grandes villes a été en partie financé par les diffuseurs.

La télévision par câble est née à Astoria, une ville dans l’Etat d’Oregon entourée de montagnes (la télévision hertzienne ne pouvait donc pas remplir son rôle). Son signal le plus proche pour capter les émissions était à Seattle, capitale de l’Etat de Washington, mais pas assez pour permettre de diffuser les émissions dans une ville perdue dans le trou du cul du monde dans la nature. Les apprentis communistes qu’étaient les habitants mirent en commun leurs économies afin de financer une antenne suffisamment puissante au sommet d’une montagne, à même de retransmettre les émissions tant désirées (du porno) (non, je déconne, mais allez savoir, ça se peut c’était vraiment pour ça). Ces dernières étaient rediffusées dans les foyers par câble, le prix de l’abonnement permettant de couvrir les frais d’installation et l’entretien de l’antenne.

Par ce procédé, la qualité était également grandement améliorée, et une nouvelle industrie était née.[3]

La télévision par satellite

La télévision par satellite permet de proposer aux téléspectateurs de nombreux bouquets de chaines, qu’ils sont libres ou non de prendre. Aux Etats-Unis, le plus connu reste DirectTV, suivi de Dishnetwork. Morcelée par Etats, elle constitue avec les networks et les chaines locales affiliées, le cœur de la télévision américaine.  Cependant, ce mode de diffusion est de moins en moins populaire notamment vis-à-vis de la télévision par câble.

To be continued

Source (parce que tu peux pas faire un dossier sans, au risque de te faire démonter par ton professeur) :

[1] La télévision aux Etats-Unis

[2] De l’autre côté de l’écran : Territoires et réseaux de TV hertizienne aux USA

[3] Voir Naissance d’un géant américain : la télévision par câble – Jacques Mousseau

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