Ecco the dolphin

ecco the dolphin

Étrangement, bien qu’il soit un jeu qui a marqué mon enfance, je n’ai jusqu’à présent jamais pensé à écrire un article dessus. Alors même qu’il figure sur la photo qui illustre le mieux mon enfance.

Pourquoi ce changement d’avis ? Assez simple à vrai dire. Jouant sur la 3DS, il m’arrive par moments de faire un saut sur le Nintendo eShop, principalement pour tester des démos. Dans le cas présent, cette envie était motivée par mon désir d’essayer celle de Bravely Default. Sauf qu’en allant dessus, un dossier m’a tout de suite tapé dans l’œil, m’incitant à cliquer dessus au plus vite.

À ma grande surprise et déception, le dossier regroupant le catalogue de Sega n’était pas très fourni et ne l’est toujours pas à l’heure ou j’écris et publie cet article. En tout, ne comptez pas plus de six titres dont Ecco, Sonic ou Hang On.

L’histoire

Tout va bien dans le meilleur des mondes sous-marins quand soudain, une tempête éclate, séparant notre héros à queue de sa tribu. À lui de les retrouver et dans l’eau les lier sauver de sombres crétins en route.

Petite, je croyais sincèrement que le responsable de ce massacre n’était autre que lui même, puisque pour déclencher l’apocalypse, on doit obligatoirement faire un saut dans l’air. Libre à nous de faire une pirouette, histoire d’invoquer la catastrophe de façon plus travaillée.

Le calvaire jeu commence véritablement à ce moment et si la prise en main est assez rapide, attendez-vous à en chier tout au long de l’aventure : quand ce n’est pas Ecco qui n’en fait qu’à sa tête (à trop vouloir ne pas sauter par dessus les rochers), ce sont les décors qui se chargent de vous ralentir (surtout ceux qui vont permettront d’avancer dans l’histoire et finir un niveau. Ce sont eux les plus vicieux).

Ecco et Sonic

Exemple de décors bien lourd (sans Sonic qui tape l’incruste)

Notez aussi (et c’est un comble pour un dauphin) que si Ecco est incapable de respirer sous l’eau (rien d’anormal jusqu’ici), ses copains sont eux dotés de cette faculté. Dans le monde d’Ecco, vous pouvez être un héros sans pouvoir (si ce n’est celui de me les briser sévère à trop me désobéir et me faire perdre un temps fou), MAIS vous pouvez être un naze complet avec des pouvoirs de fous. Okay. Je soupçonne les créateurs de Misfits d’avoir compris cette logique avant de l’adapter en série.

Leur connerie (je parle des copains d’Ecco) aurait pu s’arrêter là, mais non, ils sont encore plus demeurés qu’on pourrait le croire au premier abord. Je veux dire, en plus d’être des espèces de demoiselles en détresse, ils sont cons et jaloux. Lorsque vous en trouvez un et décidez de le sauver, et bien vous ne pouvez sauver que lui. Pour cela, vous devez d’abord vous faire chier à nager près de lui et lentement (voir être synchrone), et si ENFIN il estime que vous avez tortillé de la nageoire comme il le désirait, vous ne devez vous préoccuper que de lui. Qu’importe si en chemin vous croisez un autre demeuré attendant votre aide. C’est que les dauphins sont capricieux mine de rien. Capricieux et absolument pas reconnaissants. Après vous être bien cassé le cul à retrouver votre chemin (le jeu étant un peu un labyrinthe sous marin), celui-ci vous fera l’ultime honneur de…. vous snober.

labyrinthe ecco the dolphin

Nope, cette astuce ne fonctionne pas

Bizarrement, quand j’émettais des sons pour avoir la map (oui, pour y avoir accès, il faut émettre un son) et que j’avais le malheur d’être sur leur chemin, ces crétins étaient les premiers à me répondre. Et la reconnaissance, c’est en option peut-être ?! Bande d’ingrats.

dauphin psycopathe

Ou psychopathe

Le plus exaspérant (mais bon, c’est le jeu qui veut ça) c’est de réaliser qu’ils arrivent à se bloquer …. dans des culs-de-sac. Ou bien mieux, à quelques mètres de l’air libre. J’en déduis que les requins et autres méduses les effrayaient trop qu’ils préfèrent rester indéfiniment sous l’eau alors qu’ils auraient juste à battre deux ou trois fois la queue pour s’en sortir.

À ce propos, ces derniers ne répondront plus à vos interpellations dès qu’ils se sentiront en sécurité. Ingrats et déloyaux. Ça commence à faire beaucoup pour des mammifères supposés être sympas.

Enfant, j’ai tellement galéré avec ce jeu (j’entends par là que je n’ai jamais réussi à dépasser le niveau quatre), que je me suis demandée s’il y avait vraiment une fin. Je me doutais bien que si, mais la difficulté était tellement bien foutue (pour une gamine de quatre ans en tout cas), qu’il m’était presque inconcevable de l’envisager sérieusement. Ou alors, la condition pour le finir consistait à pleurer toutes les larmes de son corps, invoquer tous les dieux et tricher.

Le seul et unique jeu qui à mon sens n’a pas de fin (et du haut de mes 24 ans, j’y crois encore dur comme fer), reste et restera Kid Chameleon, sur la Mega Drive.

ecco le dauphin

Réaction naturelle après avoir joué à Ecco pendant plus d’une heure

Si Dragon’s Lair ou de nos jours Demon’s Souls sont réputés pour leur dureté et leur aspect try and die, Kid Chameleon est pour moi le jeu qui n’a pas de fin. Je n’ai pas éteint la console une journée entière (mes parents ont du lire le désespoir dans mon regard j’imagine) pour en venir à bout, mais nan, que dalle.  Comme c’était une époque où les développeurs ne connaissaient pas ou n’étaient pas amis avec le système de sauvegarde voire mot de passe, je devais à chaque fois recommencer la partie depuis le début.  Depuis ce jour noir de notre histoire que j’ai contée, le vent souffle toujours sur la Bretagne armoricaine, il porte le doux surnom de Kid Chameleon, le jeu sans fin. Ecco The Dolphin à côté n’est qu’une vaste blague tant le nombre de niveaux y est ridiculement bas. Le scénario de ce jeu sera probablement détaillé dans un autre article.

Graphisme

Ecco le dauphin

Le jeu est en 2D, mais il existe une version légèrement améliorée pour la 3DS avec des effets de profondeur pas si mauvais, mais pas du tout indispensables. Je la trouve même inutile, la 2D et les musiques suffisent amplement. Pour comparer sa qualité, je pense qu’elle peut être mise à côté de Sonic. Un classique qui a bien vieilli et dont on ne se lasse pas. Que cela soit sur le gameplay ou les musiques, c’est toujours agréable d’y rejouer (jusqu’à ce que nous prenne l’envie de fermer violemment la 3DS et la balancer loin de nous) (sur un support mou de préférence).

Bande-son

Malgré des musiques adéquates et agréables même à l’heure actuelle, celles-ci ne suffisent en général jamais à calmer mes nerfs quand je perds pour la énième fois. Comme beaucoup de joueurs arrivant à ce stade de rage et frustration, la seule chose dont j’ai envie n’est pas d’écouter les sons calmes et relaxants que propose le jeu, mais d’aller étrangler le héros. Pire, je rêve de rentrer ma main dans l’écran, le maintenir hors de l’eau et le regarder s’agiter jusqu’à ce qu’il comprenne qui dirige la manette et qui seule peut le tuer in game. Seule moi aie ce privilège, il n’y a même pas matière à discuter ou envisager même d’en discuter.

Conclusion

Très bon jeu qui mérite d’être dans la bibliothèque d’un collectionneur de jeux rétro. Si l’envie vous prend de vouloir vous mettre dans la peau de Flipper, n’hésitez pas, vous ne le regretterez pas. Nintendo le propose pour 4€99, ce qui n’est pas si cher que ça comparé à d’autres jeux vendus à des prix exorbitants, à la limite du gros foutage de gueule.

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