Dragon Quest VII : La Quête Des Vestiges Du Monde

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Dragon Fucking Quest : La Quête Des Vestiges du Monde aka Dragon Quest : Le Putain de Jeu Sans Fin. A la base, j’avais envie de pondre un article sur mon jeu coup de cœur de l’année 2016 (oui, en mars 2017, je me dis que c’est le bon moment) mais finalement non. J’ai préféré me défouler sur ce jeu tellement il m’aura marquée (en bien malgré ses défauts). Sérieusement, si vous recherchez un jeu qui vous occupera pendant TRES longtemps, genre 125h*, vous savez quoi prendre.

L’histoire

Fils de pêcheur, le héros principal est un adolescent normal à peu de choses près : Killyan son BFF est un prince et son île est la seule île du monde. Autant vous dire que si vous avez envie de faire du tourisme, ça risque de se régler par un très rapide tour de l’ilot et éventuellement, une balade en mer (pour pêcher, les habitants n’étant pas très attirés par la noyade natation).

De même si vous êtes le paria de votre région et souhaitez aller voir ailleurs si vous y êtes, il ne vous restera plus qu’à mettre votre dignité de côté et squatter la seule et unique taverne du coin. Ouaip, même quand t’es (presque) seul au monde, tu trouveras toujours un endroit où te bourrer la gueule.

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Vous vous en doutez, la vérité est bien plus complexe qu’il n’y parait et Killyan (prince dont la beaugossitude supposée dépend de la plume d’Akira Toryama) est persuadé qu’il y a bien des mystères à découvrir. Que ça nous plaise ou non, on se trouve forcé de le suivre dans sa quête d’aventure et découvrir pourquoi cette île est si solitaire. Le tout accompagné (contre notre gré) d’une poufiasse pimbêche (et fille du maire).

Dragon Quest : La Quête Des Vestiges Du Monde

Soyez certain de vouloir l’éviscérer au bout de son deuxième dialogue.

Comme bon nombre de jeux vidéo (et de RPG), l’histoire reste un classique de la lutte du bien contre le mal. Je crois que je rêve d’un jeu où l’on aurait la possibilité de jouer les enculés de service pour les forces du mal (off course). Si vous en connaissez, n’hésitez pas à m’en parler.

Le scénario se dévoile petit à petit (littéralement, comptez bien trois heures pour terminer le prologue) et suit un rythme plutôt linéaire. Autant vous dire que pour avancer et en apprendre plus, mieux vaut être armé de patience (genre beaucoup). Et encore bien plus si en plus vous décidez de faire les quêtes annexes (pas terrible : trouver des personnages pour peupler un village de monstres).

Aucune possibilité de suivre le scénario selon son bon vouloir puisque tout est déjà scripté à l’avance et le moindre pet déjà écrit.

Bien évidemment et histoire qu’on se fasse pas si chier que ça, quelques surprises scénaristiques sont au rendez-vous et concernent le futur de nos héros (surprises appréciées by the way). Certes, ça fait du bien mais cela ne change rien à la structure du jeu qui reste un grand classique.

Systématiquement, vous devrez trouver des morceaux de tablettes, tablettes qui une fois assemblées serviront à découvrir d’autres îlots. Une fois découverts, il faudra respecter le schéma suivant : Village/Exploration/Donjon.

Honnêtement, le jeu étant très très très lent, à la longue, forcément, vous en aurez vite ras le cul de ce système. Dans mon cas, certes ça m’a lassée mais j’ai persévéré car d’une, je m’étais mise au défi de le terminer (interdiction de jouer à d’autres jeux sur 3DS que celui-là) (je me fais des paris de fifou, ouais je sais) et de deux, je voulais connaitre le fin mot de l’histoire même si c’était gros comme une patate (le héros se suicide, fatigué par sa quête du bien et l’inaction des habitants pour l’aider).

Gameplay

Dragon Quest : La Quête Des Vestiges Du Monde ne révolutionne en rien le RPG. Les combats se font au tour par tour et ô tristesse, zéro invocation en vue. Je sais, on parle d’un Dragon Quest et non d’un Final Fantasy mais quand même….

Passé la vingtaine d’heures de jeu, on accède enfin au système de classes (vous pouvez donc pleurer devant ce nombre d’heures passées sans pouvoir pexer vos vocations). Dix vocations de bases sont d’abord proposées (Guerrier, Artiste Martial, Mage, Prêtre, Danseur, Voleur, Barde, Matelot, Berger et Baladin), puis au fil du jeu, vous aurez la possibilité de débloquer des classes intermédiaires, au nombre de sept (Gladiateur, Armagicien, Paladin, Sage, Sommité, Pirate et Rosseur de Monstres).

Après cette étape intermédiaire, la classe avancée donne accès à trois vocations qui déchirent leurs mères, à savoir : Champion, Druide et Héros.

Vocation 1 - Dragon Quest : La Quête Des Vestiges Du Monde Vocation 2 - Dragon Quest : La Quête Des Vestiges Du Monde Vocation 3 - Dragon Quest : La Quête Des Vestiges Du Monde

A noter que lorsque vous changez de vocations, certaines capacités (magiques ou non) ne seront plus disponibles (par exemple, les attaques spécifiques du Marin ne seront pas forcément accessibles en tant que Prêtre). Ouais je sais c’est ballot mais à terme, vous finirez par toutes les avoir (l’avantage de débloquer les vocations ultimes).

Contrairement à son grand frère sorti sur PS2, les ennemis sont visibles sur la map nous évitant ainsi les combats aléatoires. Ça ne vous empêchera pas de leur foncer dessus de nombreuses fois histoire de gagner de l’expérience et latter le cul d’ennemis un poil trop coriace (c’est con mais la plupart ne seront pas enclins à rendre l’âme aussi facilement qu’on aimerait).

Bien qu’il ait subi une grosse mise à jour pour être transposé sur 3DS, Dragon Quest : La Quête Des Vestiges Du Monde a un putain d’inventaire de merde. Littéralement.

Pour que vous puissiez vous faire une idée plus concrète du niveau de lourdeur, dans le menu « Equiper » d’un personnage, seul l’équipement présent dans SON sac est accessible. Si vous souhaitez l’équiper d’une armure présente dans l’inventaire, il faudra d’abord s’y rendre, sélectionner l’objet pour enfin le refiler au crétin de son choix. Lorsque l’opération doit être faite régulièrement je peux vous assurer que très vite, ça gonfle.

Pour faire simple, plutôt que de gérer un seul et même inventaire commun, avec la possibilité d’accéder à l’équipement des différents personnages dans une autre fenêtre, vous gérez donc jusqu’à 5 putains d’inventaires distincts. Les sacs individuels de vos personnages (quatre max) puis le dernier, global mais qui ne comprend pas les objets présents dans le sac des héros.

J’espère avoir été claire.

Autre boulette, l’impossibilité de soigner simultanément les personnages (toujours depuis l’inventaire). Vous n’imaginez pas à quel point ça m’a brisé les ovaires de devoir soigner un à un chaque crétin après plusieurs combats pour level up.

Graphisme

On reconnait la patte d’Akira et globalement, j’apprécie le soin esthétique apporté au jeu. De manière générale les villages ne se ressemblent pas et peuvent être sympathiques. Cependant, dommage que les personnages secondaires soient des doublons. Attendez-vous donc à voir un personnage Maire dans le village du Trou du Cul du Monde, puis commerçant dans le village Trou Du Cul du Monde bis.

Habitants village dragon quest vii - gameuseJe parle de toi Bouffy

Ça enlève un peu de vie au jeu, tout comme la map que je trouve dans son ensemble trop vide et monotone.

Les monstres sont nombreux et globalement réussis, même si certains ont un aspect aussi chelou que les Pokémons des dernières générations.

Bande-son

Honnêtement, avec tous les articles qui encensent les musiques de ce jeu (et le talent de son compositeur Koichi Sugiyama), je vais passer pour la nana n’ayant absolument aucun goût (musical). Je suis tout simplement restée totalement insensible aux musiques. Alors oui, ok, elles sont sympathiques mais le nombre de fois où j’y ai joué sans le son…

Après, j’ai beaucoup d’heures de jeux derrière moi et comme je l’ai dit dans beaucoup d’articles, je suis très difficile questions musiques de jeux vidéo (spoiler alert : mon jeu chouchou de l’année 2016 a passé cette étape avec grand succès, comme quoi ça m’arrive de kiffer des sons) (vous savez, le jeu dont en fait je parle pas).

Pour résumer, si vous aimez de manière générale les musiques du maitre et celles des RPG (Baten Kaitos, je pense à toi), vous prendrez votre pied.

Conclusion

Vous vous en doutez mais si j’en ai fait un article sur Gameuze, c’est bien que le jeu m’a plus. Surtout que c’est quand même mon premier article de pondu après un temps de pause bien plus long que je ne l’aurais cru. Tellement long qu’il aura fallu qu’un mec (tu te reconnaitras) me mp sur ma page Facebook pour me rappeler à l’ordre (et vérifier si j’étais bien en vie, sait-on jamais). J’en profite pour te remercier car l’air de rien, tu m’as bien reboostée à reprendre mon petit bébé.

Si vous êtes un amateur de RPG et que comme moi, vous vouliez y jouer à sa sortie sur PS2 mais n’avez jamais vu ce jour arriver faute de moyens, foncez si ce n’est pas déjà fait. Oui le jeu est long aidé par sa lenteur scénaristique, oui l’inventaire est mal foutu, oui le graphisme peut être redondant par moment mais putain, on parle d’un Dragon Quest et rien que pour ça, foncez. Ça reste un classique du genre et à l’heure où les jeux ayant un système de combat au tour par tour se font rares, ça reste un bon jeu bien sympathique. Alors, tenté ?

Dragon-Quest-VII---Gameuze---Merrighan* 125h et même pas foutue d’être lvl 99 ? Bouh, la noob.

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