De Staat

De Staat - Gameuze

Jusqu’à présent, beaucoup de mes trouvailles ont été faites au fil de mes pérégrinations sur la toile, exceptée celle-ci, réalisée toute récemment encore. Bien souvent, il m’arrive de laisser la télévision allumée pour avoir un fond sonore – c’est fou comme cet objet peut être rassurant lorsque l’on vit seule bien que cela ne soit pas mon cas mais je m’égare.

Je me souviens avoir zappé de chaîne pour voir quelle connerie avait pu trafiquer notre cher dictateur Bolloré bien aimé sur la chaine qui se veut (ou voulait) HBO-like. À n’en pas douter ce fut une excellente idée de vouloir bitcher sur son activité tout en regardant grassement et sans payer la chaine pendant les heures « claires » puisque c’est de cette façon que je suis tombée sur le groupe De Staat.

À l’origine, je regardais intriguée la vidéo que vous trouverez juste en dessous, pensant qu’il s’agissait d’un extrait d’un film ou d’une série à venir. Fascinée, je laisse donc la chaine en me disant que définitivement, je voulais être présente lors de la diffusion (quitte à l’être illégalement depuis mon pc). Je me doutais pas le moins du monde que j’étais complètement larguée puisqu’il s’agissait d’un nouveau clip diffusé sur leur chaine YouTube.

L’émission de Canal Bolloré diffusait un reportage expliquant les origines de ce clip (vidéo que vous trouverez également dans cet article), réalisé par le studio Studio Smack! après six mois de travail.

Étrangement, bien que fascinée et totalement tombée sous le charme du chanteur du clip, va savoir pourquoi je n’ai pas eu une poussée de stalkage intensif comme je sais si bien le faire puisque les jours qui ont suivi, je me suis contentée de regarder en boucle quasi quotidiennement le clip en me disant que « putain, on dirait vraiment un extrait d’une série SF ou fantaisiste avec le mec essayant de dompter les choses l’entourant ».

Ce n’est que récemment (aka, quelques heures avant la rédaction de cet article) que j’ai eu une soudaine envie d’en savoir plus. J’imagine que je devrais remercier notre cher ami Big Brother Google puisque c’est suite à une de ses propositions de vidéo sur YouTube que cette envie m’est venue.

Si jusqu’à présent je n’avais pas poussé plus loin mes recherches, c’est surtout parce que j’étais persuadée de ne pas vraiment adhérer à leur univers musical. Cependant, en voyant le travail réalisé pour le clip « Devil’s blood » et en constatant les dégâts infligés à ma petite culotte que mon avis a commencé à changer.

Da Staat est originaire de Nimègue, située dans l’est des Pays-Bas et proche des frontières allemandes (oui, on s’en branle mais c’est juste pour montrer que j’ai fait une petite recherche rapide sur leur ville au nom chelou).

Le groupe est composé de Jop « The Devil » van Summeren (basse/chant), Vadran « The Wizard » Mircetic (guitare/effets spéciaux), Rocco Hueting (cowbell, tambourin, chant), Tim « De Beul » van Delft (batteur) et enfin du chanteur, guitariste et fondateur Torre Florim.

À l’origine, De Staat était un projet solo mené en 2006 par le leader jusqu’à ce qu’il ne change d’avis et intègre officiellement d’autres membres. Quitte à trimer pour percer, autant le faire à plusieurs.

Quant à leur style musical correspond à du rock alternatif, un son un peu bourrin mais pas trop.

En 2007, Torre (en solo à l’époque) enregistre sa première démo mais se mange des râteaux auprès des maisons de disque. Il prend alors la sage décision de former un groupe avant d’obtenir l’année suivante le soutien d’un groupe populaire belge : dEUS (ils feront par la suite leur première partie).

Cette nouvelle popularité leur permet de signer chez Excelsior Recordings dans le courant de la même année.

Leur premier album « Wait for Evolution » sort en janvier 2009 sous la houlette du leader puisqu’il est l’auteur des textes et producteur. Oui, Torre tient vraiment à ses couilles son bébé.

La réalisation de cet album est pensée comme un projet universitaire. Dans le même temps, Florim produit l’EP d’un autre groupe issu du même trou paumé : Go Back To The Zoo. C’est comme si Kamini avait décidé de lancer (pas littéralement) un autre chanteur de Marly-Gomont avant de le laisser retomber dans l’oubli ayant lui-même du mal à ne pas se faire oublier.

En l’espace d’une année, la popularité du groupe De Staat augmente autant que mon intérêt inexistant pour eux à l’époque, aidée par de nombreuses prestations lors de festivals comme Dot to Dot, Glastonbury, Sziget ou Lowlands.

Alors que le groupe réalise une performance en live à Lowlands en 2009, ils sont repérés par Chris Goss, producteur de renom même si nom ne me dit rien, leader d’un groupe de heavy metal : Masters of Reality. Cela leur permet d’être introduits à Mascot Records, le label qui rééditera leur album « Wait for Evolution » durant l’été 2010.

En 2009 toujours, Da Staat rafle trois trophées :

  • Meilleur album en 2009 – Live XS magazine
  • 3VOOR12 du meilleur album
  • Meilleur chanteur pour le titre « Guiveltje »

Après des débuts internationaux plus ou moins prometteurs, le groupe continue sa tournée des festivals dans le but accroître sa popularité et se faire des sous (et éventuellement découvrir plus intimement leurs fans).

Le second album Machinery est enregistré en 2011 et diffusé sur le marché international. Là encore, les membres de De Staat remporte un prix, le « 3FM Award 2011 – Best Alternative Act » et réitère en 2012.

Le groupe continue sur sa lancée en alternant concerts et conceptions d’albums en publiant leur troisième mouture « I_CON » le 16 septembre 2013. Là encore, la production reste entre les mains de son fondateur et plusieurs morceaux sont enregistrés en France.

Cet album connait un succès retentissant et atteint la seconde place dans les ventes d’albums sur le marché allemand aidé par leur titre « Down Town ». Ce morceau est issu de la bande-son du jeu FIFA 14 et leur permet de toucher un public nouveau et surtout plus large.

2014 est l’année de leur consécration puisqu’elle voit le groupe remporter le prix Edison du « Meilleur album rock ».

De Staat enregistre son quatrième album « Vinticious Versions » qui contraint le groupe à retravailler le style des chansons de leurs précédents albums et lancer une compétition vidéo pour chaque morceau à travers leur chaine Youtube.

Bien que je reste totalement fascinée par le clip « Witch Doctor », je ne peux définitivement pas dire que j’adhère entièrement à leur univers musical. Certes, ce clip et celui de « Devil’s blood » me plaisent fortement mais pas au point de me trémousser sur tous les autres titres de De Staat.

Cela n’empêche pas le fait que j’ai aimé les découvrir et j’espère que cela en est de même pour vous (le cas échéant, ce n’est pas mon problème).

Maintenant que vous en savez un peu plus, je vous laisse, mes ovaires ont besoins d’être refroidis.

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