Brothers : A Tale Of Two Sons

Brothers : A Tale Of Two Son

Brothers ATale Of Two Sons

Après avoir fini Game of Thrones : Le Trône de fer, j’avais envie de commencer un autre jeu, mais qui ne soit pas prise de tête. Étant bloquée sur Trine et n’ayant pas l’intention de le continuer pour le moment, je me suis dis que c’était l’occasion idéale pour lancer Brothers : A Tale Of Two Sons.

L’histoire

Tout commence avec la mort tragique de la mère de deux frangins, Super Mâle et Super Poisseux, le cadet ayant assisté à sa noyade sans pour autant lever son fessier du radeau et la sauver. Avec un tel traumatisme, il ne faut pas s’étonner s’il a une peur panique de l’eau profonde et refuse d’apprendre à nager. La scène suivante nous montre le père à l’agonie, et le médecin ne pouvant se déplacer (une feignasse n’ayant pas le sens des responsabilités), c’est à nous de le transporter sur une charrette, tout en contrôlant simultanément les deux frères. Manque de bol, ce même médecin nous annonce ne pas avoir le remède nécessaire pour le soigner. Qui est-ce qui va se taper une trotte pour aller chercher le médicament parce que le médecin du village n’a pas jugé utile de remplir sa réserve ? Gagné, c’est les deux frangins en manque d’aventure (ou de drame).

Brothers  ATale Of Two Sons

Gameplay

Si Poisseux, de par son jeune âge, ne peut pas vraiment soulever des objets lourds, il peut en revanche se faufiler à travers les obstacles tels que les cages ou portes aux barreaux espacés. Son frère, lui, peut soulever des objets plus lourds et donc débloquer de nouveaux accès. Duo classique pour un jeu d’aventure mais efficace.

Comme le montre l’histoire, si séparément, chacun à sa propre spécialité (et personnalité, l’ainé étant plus responsable et mature, le cadet plus innocent et fragile), c’est ensemble qu’ils sont le plus fort et arrivent à affronter des ennemis, à commencer par Super Lourdaud, un villageois un peu benêt et sadique sur les bords qui s’amusent à leur barrer la route. Après tout, c’est tellement drôle de mettre des bâtons dans les roues de deux êtres désespérés.

Bien que le jeu soit jouable via le clavier, j’ai préféré jouer via la manette (pour plus de confort et par habitude) et vu la difficulté à gérer deux personnages à la fois, je ne regrette pas.

En effet, la difficulté de Brothers : A Tale Of Two Sons peut parfois venir à bout de nos capacités à coordonner nos mouvements. Si le chemin à prendre n’est pas du tout difficile à trouver ou comprendre, je ne peux pas en dire autant de la maniabilité, puisque mon cerveau avait tendance à me dire fuck lorsque j’essayais de diriger les deux frères dans des directions opposées (ou plus ou moins équivalente). Jolie façon de se troller et de pester contre soi-même plutôt que contre le jeu. Pourtant, c’est aussi ce qui fait le charme du soft, en dehors de son histoire simple, mais incroyablement attachante.

Brothers  ATale Of Two Sons

Ta gueule !

Graphisme

Je l’ai cité plus haut mais tout comme c’est le cas pour le gameplay, le graphisme très soigné et fantaisiste me rappelle l’univers de Trine. Il n’est pas rare que l’on s’arrête en chemin pour observer le paysage et tout le travail effectué par l’équipe. C’est beau, ça fait rêver et voyager.

Brothers  ATale Of Two Sons

Ce n’est pas comme si leur père mourant attendait leur retour, hein…

Le game design semble aussi plaire à nos deux protagonistes puisqu’à plusieurs reprises, ils auront l’occasion de poser leur fessier sur un banc le temps d’admirer le paysage. A noter que cela peut nous permettre de débloquer un succès : Faites une pause.

Bande-son

Tout comme pour le graphisme, l’équipe a pris la peine de s’attarder sur les musiques d’ambiance afin de coller à leur univers, tantôt rapide lorsque l’occasion se présente, tantôt douce ou triste. Le langage des personnages a été inventé et ce n’est pas plus mal, il n’enlève rien au charme du jeu, mais au contraire, il en rajoute (si, si).

Conclusion

La magie opère sans problème et l’on rentre rapidement dans l’histoire touchante des deux frères qui luttent pour sauver leur père d’une mort certaine. Si l’on serait tenté de croire que la fin du jeu vidéo est prévisible, il n’en est rien, mais je ne dirai rien afin de laisser la surprise à ceux qui se laisseront tenter par cette aventure de quatre heures.

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