Breaking Bad

Une série qui vous veut du bien

Breaking Bad

Avec mon chéri et ayant du temps tous les deux pour glander, nous avons décidé de regarder une nouvelle série.

J’ai vaguement hésité entre la saison quatre de « Misfits », qu’on puisse enfin la terminer (nous nous sommes arrêtés à la saison trois, déçus par la tournure que prenait l’histoire), « Game of Thrones », que je n’ai pour ma part pas encore commencée –honte à moi, oui, et enfin, la saison trois de « The Walking Dead ». Sauf que ça faisait un moment que j’entendais du bien d’une autre série, « Breaking Bad », que c’était une véritable claque télévisuelle…. Que des critiques positives.

Pourtant, je ne suis pas quelqu’un à tenir compte des critiques. Je préfère lire le résumé et si ça me plait regarder pour me forger un avis ensuite (même si la série a de mauvaises critiques) (ce qui m’amène à suivre des séries arrêtées trop tôt alors que j’aurais aimé connaitre le fin mot de l’histoire).

Dans le cas présent, le résumé m’avait tapé dans l’œil. Un prof de chimie atteint d’un cancer incurable qui deale pour subvenir aux besoins de sa famille après sa mort ? Effectivement, ça envoie du lourd. Ça annonce un ton sombre, dramatique, mais avec de l’humour, toujours bien trouvé (pour ça, il faut remercier la présence des acteurs sans qui la série malgré un très bon scénario, n’aurait pas ce niveau actuel). Je crois que c’est un excellent mélange pour accrocher un spectateur, que cela soit au cinéma, à la télé ou bien en livre. Trouvez une histoire dramatique et saupoudrez-la d’une bonne couche d’humour bien placé et c’est le jackpot assuré.

On a donc commencé la série, mon chéri ne connaissant rien du résumé, préférant comprendre de lui-même et n’ayant donc aucun à priori sur Breaking Bad.

Un jeu d’acteur juste et crédible

Déjà, première surprise pour ma part, l’acteur principal. Je ne savais pas du tout qu’il s’agissait de Bryan Cranston, connu comme beaucoup grâce à la série Malcom (et que j’ai aimé retrouver dans le film Driver). Il faut croire que mes tentatives pour ne rien savoir de cette série pendant 5 ans ont porté leurs fruits puisque je ne m’attendais pas du tout à le voir tenir le rôle principal. Ça m’a rassuré sur la série en elle-même –on peut dire que sa présence est un gage de qualité, oui.

Seconde surprise, les acteurs jouent bien et le décor semble crédible –ça ne m’empêche pas d’apprécier une série, mais il m’arrive de m’égarer sur ce genre de détail et me dire « ça se voit vraiment que c’est faux et que les caméramans sont autour d’eux » « ils ont du faire combien de prise pour tourner cette scène ? ». Ça a souvent été le cas dans Desperate Housewife par exemple.

Arrivés à la fin du premier épisode, nous avons directement enchainé sur les deux autres épisodes et arrivée maintenant à la moitié de la saison deux… Je ne regrette pas du tout d’avoir enfin commencé à rattraper mon retard en matière de série ni d’avoir commencé par celle-là.

La série donne très souvent envie de continuer sur l’épisode suivant, car resté sur sa faim. D’habitude, il est fréquent que les fins en queue de poisson arrivent durant la pause de Noël ou bien en fin de saison, afin d’être sûr d’avoir un public lors de la reprise. Ici, le spectateur est servi, le suspense est là et l’on se demande vraiment comment les héros feront pour s’en sortir tant leur situation semble inextricable.

Conclusion

Je me suis souvent surprise à m’attacher aux personnages (aussi bien le professeur que l’élève et associé), à pester contre la connerie de l’un même si justifiée (non, vraiment, s’associer au big boss local de la drogue n’est PAS une bonne idée), être touchée par leur désespoir et espérer, comme eux, que les scénaristes ne seront pas trop sadiques dans le prochain épisode.

Si je ne parle pas de l’intro complètement WTF du premier épisode, c’est volontaire, afin de laisser la surprise à ceux qui ne l’ont pas encore regardé et ne souhaitent pas se spoiler. Cependant, sachez que dès le début, le ton est là : décalé, barge, drôle et sombre.

À l’heure où j’écris, je n’ai qu’une envie : me replonger devant mon écran et suivre leurs aventures, blottie sous un drap.

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