Bravely Default

Bravely Default : Ce RPG que tout le monde s’arrache

Agnès Oblige

Ah Bravely Default…. Ca ne vous arrive jamais de craquer sur un titre sans l’avoir pris en main, mais juste en ayant eu connaissance de deux ou trois informations sur le gameplay ? C’est un peu ce qu’il m’est arrivé avec ce jeu. Quand on m’en a parlé, mon attention à tout de suite été attirée par le « c’est un Final Fantasy, les premiers, pas les derniers qui ne méritent même pas d’être considérés comme des Final Fantasy« .

Effectivement, beaucoup d’éléments sont là pour rappeler l’ancienne gloire des jeux de Square Enix et… D’autres, comme par exemple la très célèbre franchise « Tales of » de Namco (devenu Namco Bandai Games).

L’histoire

Pas de scénario digne des plus grand RPG, même si bien amené et sympathique. Le pitch, accompagner Agnès Oblige pour rétablir les cristaux, quelque peu malmenés par la force obscure les Ténèbres. Les forces du mal devraient un jour innover, être un peu plus sournoises…

Gif Hadès

N’est-ce pas ?

L’introduction du jeu est en revanche bien foutue (je ne dirai rien pour laisser la surprise à ceux qui souhaitent la découvrir par eux même…. sachez juste que vous risquez de devoir bouger).

Si au début nous contrôlons Tiz, seul et unique rescapé de son village natal englouti, très vite nous croiserons la route d’Agnès et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour nous taper l’incruste et l’accompagner durant son périple.

En plus de ces deux cas désespérés, deux autres compléteront le groupe. Soit en tout quatre protagonistes prêts à tout pour sauver le monde. C’est beau.

Agnès Oblige : Cousine éloignée de Linoa de Final Fantasy VIII, le côté sainte-nitouche casse burne en plus, c’est la nonne vestale (ou prêtresse) du cristal du vent. Elle croisera la route de Tiz en allant admirer le magnifique cratère causé par un ennemi qui s’ennuie et souhaite mettre un peu plus d’action, piment, malheur et désarroi dans le quotidien des humains (les Ténèbres, pour ceux qui n’ont pas suivi).

Agnès Oblige

Agnès à trouvé une autre utilité à sa tignasse. Pratique en cas de panne de PQ.

Cette dernière possède une particularité cachée puisqu’elle a toutes les qualités requises  pour devenir un gag récurrent sur le net, à la manière d’un Gandalf et son « vous ne passerez pas ».

Tiz : Courageux orphelin qui trouvera en Agnès un but dans la vie entre la sauver des innombrables dangers qui l’attendent et reconstruire son village. Bô goss.

Tiz Arrior

Ringabel : L’amnésique charmeur au passé mystérieux du groupe. Une chose est sûre, Alzheimer ne lui aura pas fait oublier son amour pour les femmes.

Ringabell

Edéa : La ressemblance avec la sorcière et tutrice des héros de Final Fantasy VIII s’arrête là. Edéa est une jeune guerrière au caractère bien trempé ne supportant pas l’injustice. Un peu comme Arya dans Game of Thrones mais en blonde (physiquement).

Edéa Lee

Gameplay

Bien qu’axé sur un style de combat au tour par tour (vous ai-je déjà parlé de Fire Emblem ou Disciples Sacred Land qui sont presque dans le même style ?), Bravely Default apporte des fonctionnalités et nouveautés qui renouvellent un peu le genre du RPG.

Si l’inventaire est assez classique (potion, super potion… plume de phénix en lieu et place de la traditionnelle Queue de phénix les zoophiles seront déçus), l’originalité du jeu se distingue sur bien d’autres points que le simple contenu du sac de nos aventuriers.

pigeon gif

Un jour, les pigeons aussi connaîtront la gloire des phénix.

Tout d’abord, les classes (24 en tout). Allant du classique chevalier au chronomage, vous avez la possibilité de changer de voie à tout moment, sans perdre pour autant les compétences ou l’expérience acquise. Libre à vous d’utiliser les compétences d’un mage blanc tout en étant guerrier (ça me rappelle un peu l’originalité qui a fait le succès de The Secret World). Là encore, ce principe rappelle les Final Fantasy premiers du nom.

Bravely Default Classe Valkyrie

Classe : Valkyrie

De même, vous avez la possibilité d’enchanter vos armes, soit en fonction des quatre éléments que sont le feu, l’eau, l’air et la terre soit des sortilèges permettant d’infliger des altérations d’état. Cela est rendu possible en déclenchant des attaques spéciales (un peu comme des limites, ces attaques nécessitent donc des pré-requis pour être activées).

Chaque classe se débloque en combattant un ennemi disposant d’une pierre vous permettant d’emprunter cette carrière. Si lors d’un combat vous mettez à terre un moine, vos personnages seront à même d’être à leur tour des disciples de Shaolin.

Les combats sont aléatoires et il nous est possible de modifier notre chance de tomber sur un monstre à tout moment du jeu. De même, on peut choisir le doublage (entre japonais et anglais) et le niveau de difficulté (facile, normal, difficile).

Bravely Default

Enfin, si les combats se font au tour par tour, le titre tire (ou donne) son nom du système Brave & Default. L’un nous permet d’effectuer des tours en avance (ou d’utiliser ceux laissés de côté par Default) quand l’autre nous permet de les stocker (trois maximum) afin d’attaquer plusieurs fois d’affilée et déclencher des attaques spéciales. Il y a là tout un côté stratégique à développer puisque parfois, il est plus judicieux de lancer Brave trois fois pour vaincre tous les mobs sans être touché. Cette astuce peut être utile lorsque vous voudrez mettre le combat en mode « automatique » et prendre de l’expérience plus rapidement.

Note : cette technique a été testée et approuvée par la rédactrice.

Une autre nouveauté propre à Bravely Default est à signaler : le système tout à fait optionnel du CashShop, que l’on peut esquiver en mettant en veille notre console. C’est de cette façon que l’on obtient des PS pour Points de Sommeil. Utile (mais pas obligatoire) durant les combats, ils déclenchent un mode « Bravely Second » qui arrête le temps et vous permet d’effectuer une action avec un personnage à n’importe quel moment du combat.

Autre innovation, l’aspect coopératif dans un RPG qui se veut solo. Cela se traduit sur deux formes, la reconstruction de Norende, votre village et les combats.

Norende : remettre sur pied un village prend énormément de temps et pour y arriver, il faudra de la main d’œuvre. Beaucoup de main d’œuvre. Le recrutement se fait de plusieurs façons :

  • StreetPass
  • Internet et l’option « ajout  » : soit vos amis, soit ceux que vous proposera un PNJ, l’Aventurier, qui vous aidera une fois par jour à vous sociabiliser. Ce PNJ sera aussi votre seule façon d’acheter les produits que votre village vendra au fur et à mesure de son amélioration.

Norende

En parlant de Norende, outre une aide humaine pour la mise en place des chantiers, vos amis peuvent vous envoyer des surprises sous formes de colosses. Ce sont des boss à vaincre, suffisamment impressionnant pour que vous préfériez les laissez tranquille un très long moment. Un exemple tiré de mon temps passé sur le jeu ? Arrivée level 20, je me suis dis que j’étais peut être de taille à affronter un colosse du même niveau que moi. Que nenni… Il ne lui a même pas fallu deux tours pour mettre mon équipe à terre et me laisser devant un magnifique écran « Game Over ». Sale bête.

Vos amis (IRL, pas vos compagnons d’aventures) peuvent être d’une grande utilité face à des boss ou monstres sur lesquels vous coincez. Tout comme vous, ils peuvent choisir quel personnage envoyer pour vous prêter main fortes via la demande d’assistance.

Toujours dans l’assistance d’ami, le système appelé Mentorat est plus focalisé sur les compétences apprises par vos alliés. Les emprunter pour un combat peut parfois faire la différence et vous permettre de gagner. Bon après si vous êtes d’un naturel noob… vous aurez au moins eu le mérite d’essayer.

Comme je l’ai dit au début de l’article, certains petits détails me rappellent la série Tales of. Pourquoi ? Cette dernière, malgré son système de combat à l’opposé des RPG classiques (et donc de Bravely Default) nous montre les interactions entre les héros tout au long de leur aventure. Des scénettes sont également présentes dans Bravely Default et me rappellent le nombre d’heures passées sur Tales of Symphonia (pour ne citer que lui).

Graphisme

Bravely Default

Au risque de me répéter mais là encore, il y a une forte ressemblance avec les premiers Final Fantasy sortis sur DS (le III et bien d’autres). Cependant, Bravely Default arrive à se différencier de son ainé en proposant des zones en 2D et petite surprise, lorsque notre personnage reste inactif quelque seconde, la caméra s’éloigne du héros pour nous donner une vue d’ensemble des environs. Je ne m’attarderai pas spécialement sur la 3D, elle est présente mais n’apporte pas de changements majeurs au gameplay ou à l’immersion du jeu.

La bande-son

A l’heure où j’écris cet article, j’ai suffisamment bien avancé dans le jeu pour avoir une idée complète du style musical. Correct sans pour autant être transcendant, il plaira peut être à d’autres fanatiques du genre. Comme je l’ai dit dans d’autres tests, il est assez difficile de me plaire musicalement. La seule raison qui m’incite à ne pas couper le son, c’est pour ne pas rater certaines séquences où il peut avoir toute son importance et que même si je ne suis pas tombée sous le charme, j’admets qu’il aide à rentrer dans l’univers

Conclusion

Sorti fin 2013, le jeu mérite largement son succès (deux ruptures de stocks nationales et consécutives… on peut dire qu’il est réclamé par beaucoup de monde et à raison). Il ne m’a pas été facile d’écrire ce test tant je souhaitais aborder les différents aspects du jeu et même maintenant, j’estime être passé à côté de certains petits détails.

Bien que le scénario ne renouvelle pas le genre du RPG, c’est son aspect technique, son univers (le monde de Luxendarc et ses habitants), ses petites surprises (comme les Colosses qui donnent un nouveau challenge une fois le jeu terminé) qui expliquent pourquoi ce jeu est une pure merveille.

S’il m’a fallu batailler et sauter sur un site marchand dès l’annonce de sa disposition pour l’avoir, je ne regrette pas. D’autant plus que certains ont eu la malchance de voir leur commande annulée.

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