Babyboom

Formidable émission qu’est BabyBoom, la contraception made in TF1, vous ne trouvez pas ? Oui, ce programme qui vous dégoûte à tout jamais de l’idée de procréer. La première chaine privée aura réussi l’exploit de surpasser mes articles où je traite des gnomes et de leurs parents un poil trop accros aux réseaux sociaux, dans le seul but d’y exposer à la vue de tous les pédophiles qui sommeillent en nous leur progéniture. Ça se peut, derrière Big Brother se cache Pedobear, allez savoir.

À noter cher lecteur que pour toi –et pour alimenter ma dose quotidienne de masochisme, j’ai regardé cette saloperie en replay. Ouais, y a des soirs où je sais pas comment niquer mes soirées à défaut de niquer tout court mais TF1 est toujours là pour moi, amen.

Perverse guy mème

TF1 qui essaie de m’appâter avec ses programmes voyeuristes.

Avant de rentrer plus en détail dans cet article, je me dois de te révéler comment j’en suis venue à me torturer les méninges au point de vouloir m’arracher le globe oculaire avec une lime à ongle.

Eyes gif

Ça marche aussi avec une règle.

Mon cher et tendre et moi parlions sur Whats App sous l’œil bienveillant de la NSA, quand nous en sommes arrivés à la question que l’on se pose lorsque l’on n’a rien à se raconter mais que l’on persiste malgré tout à vouloir maintenir la conversation en vie (conseil d’ami, dans ces moment-là, fermez-la) :

« Et toi, tu fais quoi ?

– Mon coloc a mis TF1, on regarde Babyboom ».

À en juger par le nombre de smiley tirant la tronche qui ont suivi son message, j’en déduisis qu’il était vraiment perplexe :

poker face

Mon cerveau embrumé par des années de connerie ayant cru lire « Baby Sitting », je suis restée quelque secondes sceptique. Le film étant sorti il y a peu, il était impossible que TF1 le diffuse aussi rapidement, quand bien même la production l’aurait soutenu financièrement (pour votre culture, un film sorti en salle n’est diffusé à la télévision que 30 mois après sa sortie en salle s’il s’agit d’une chaine n’ayant pas participé aux frais de production).

Sa réponse a vite fait de me ramener sur le droit chemin, ne laissant place à aucun doute quant au sujet du programme :

« Nan mais tu confonds, tu sais c’est l’émission où la femme découvre minute après minute la dilatation de son vagin ».

Ayant la fâcheuse manie de parfois visualiser les propos de mes interlocuteurs, je te laisse deviner quelle vision j’ai préférée entre un visage suintant la sueur par tous ses pores, défiguré par la douleur, et un trou noir expulsant lentement mais sûrement Gollum de ses entrailles. Charmante vision, n’est-ce pas ?

On pourrait presque comparer le vagin à la caverne d’Ali Baba, mais avec comme trésor une vie d’angoisse, une envie d’infanticide refoulée et des années de gouffre soutien financier. Laissez tomber, le « un enfant, tu le supportes 18 ans » est un mythe que je m’efforce chaque jour de démontrer auprès de ma mère.

enfant diabolique

Voilà bien longtemps que j’ai fêté ma majorité.

Cependant, l’idée de chier mon article ne m’est venue que bien après cette conversation. L’appel de ma vessie se faisant de plus en plus insistant (celui qui te fait tortiller du bassin quand tu marches, toi-même tu sais) alors que je m’étais initialement levée pour me brosser les dents (brosser oui, pas laver, sauf si vous portez un dentier). J’ai donc bifurqué vers les chiottes en pensant à la tablette Côte d’Or que je venais d’engouffrer sans aucun scrupule quand, mon séant gracieusement posé sur la cuvette, je me suis rappelée l’émission Babyboom. Je te laisse chercher le rapport entre les deux, ça t’occupera un moment après la lecture de mon article. Ne me remercie pas, je t’en prie, tout le plaisir est pour moi.*

Voilà donc ce qui m’aura poussé à souffrir le temps d’1 heure et 10 putain de longues minutes.

De ce que j’en retiens à l’heure où ma potentielle belle-famille –pas la mienne, elle me connait trop bien, et sait que je suis un danger pour les enfants**- pourrait me bassiner avec ça, il me suffit de leur montrer un épisode, que dis-je, un extrait pour leur rappeler que mon corps n’est pas prêt à subir les dégâts de Tchernobyl, en plus d’une constipation vaginale d’enfer.

Quant à l’émission… Elle remplie bien son rôle de contraceptif télévisuel, avec une dose de sensationnisme, mêlé à un degré élevé de voyeurisme, donnant ainsi un effet merveilleusement glauque et répugnant.

* Jamais compris cette expression. Ça veut dire quoi ? Que je m’approprie égoïstement tout le plaisir de cette rencontre ou discussion ? La langue française et ses mystères insolubles….

** : en vrai non, ils m’adorent au point de se pendre à mon cou dès qu’ils m’aperçoivent. Les bâtards.

Rendez-vous sur Hellocoton !